Biodiversité : Andasibe célèbre le Babakoto à travers la 5e édition du Festival Indri
Du 25 au 27 septembre, Andasibe accueille la 5e édition du Festival Indri. Trois jours d’activités consacrées à l’Indri indri, ou Babakoto, à la forêt et aux richesses naturelles et culturelles de cette partie de l’Alaotra-Mangoro.
Trois jours autour du Babakoto
Le Festival Indri revient à Andasibe pour sa 5e édition. Du 25 au 27 septembre 2026, l’événement mettra à l’honneur l’Indri indri, emblème des forêts humides de l’Est de Madagascar. Animations, randonnées et conférences rythmeront ces trois journées, avec un objectif qui dépasse la découverte de l’animal : sensibiliser à la protection de l’environnement et promouvoir un tourisme durable, tout en valorisant la culture et la vie locale.
Appelé Indri ou Babakoto, l’Indri indri est le plus grand lémurien vivant. Endémique de Madagascar, il évolue exclusivement dans les forêts tropicales humides de l’Est de l’île. Strictement arboricole, il se distingue notamment par son pelage noir et blanc, ses puissantes pattes arrière et sa queue très courte. L’animal est également connu pour ses chants puissants, qui jouent un rôle dans la communication entre les membres des groupes familiaux et dans la défense de leur territoire. Son régime alimentaire est principalement composé de jeunes feuilles, mais aussi de fruits, de fleurs et de graines.
Une espèce sous forte pression
Le nom Babakoto, qui signifie « père de Koto », est associé à plusieurs légendes malgaches. L’une des plus connues raconte qu’un jeune garçon appelé Koto ets parti chercher du miel sauvage. Il serait resté coincé dans un arbre après avoir été piqué par une abeille. Un Indri serait alors venu à son secours et l’aurait aidé à regagner le sol. Koto aurait ensuite considéré l’animal comme son père. D’autres récits racontent des histoires différentes. Ces versions, transmises par la tradition orale, contribuent toutes à expliquer le nom Babakoto et le lien particulier établi entre l’animal et la culture malgache.
Derrière les festivités, la conservation constitue un enjeu majeur. Classé « en danger critique d’extinction » par l’UICN, l’Indri dépend directement de la préservation des forêts où il vit. La déforestation, la fragmentation de l’habitat et, dans certains cas, la chasse menace ses populations. À Andasibe, le festival entend ainsi associer découverte, culture et sensibilisation. La protection du Babakoto passe en effet par celle de son habitat, mais aussi par l’implication des communautés qui vivent autour de ces forêts.




