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Nationale

Arrestations de jeunes manifestants : Les organisations civiles dénoncent un recul des libertés

15/04/2026 11:29 © Moov

Des arrestations de jeunes manifestants ont été annoncées depuis la fin de semaine, et les organisations de la société civile tirent la sonnette d'alarme. Pour elles, ces interpellations ciblent des jeunes qui expriment pacifiquement leurs attentes dans le cadre du processus de refondation, et risquent d'attiser les tensions sociales.

Des méthodes qui inquiètent

Ces organisations estiment que ces arrestations marquent un recul inquiétant des engagements en faveur des droits civils et politiques. Elles rappellent que la liberté d'expression et de manifestation sont des droits fondamentaux, au cœur d'une démocratie qui se veut juste, fondée sur le dialogue et l'unité nationale.
Leur inquiétude se focalise notamment sur le recours croissant à l'accusation d'« atteinte à la sûreté de l'État ». Une qualification déjà utilisée sous l'ancien pouvoir et qui, selon elles, ne doit pas devenir un outil de répression pendant cette période de transition. Une telle pratique pourrait défaillir la crédibilité du processus de changement et va à l'encontre des promesses d'une gouvernance plus ouverte. Elles appellent donc les autorités, civiles et militaires, à un strict respect des droits fondamentaux.

Plutôt que la répression, le dialogue

Au-delà des constats, ces organisations plaident pour la création d'un espace de dialogue institutionnel, réunissant autorités, jeunes et acteurs de la société civile. Un cadre où chacun pourrait exprimer librement ses préoccupations et ses idées, dans un esprit de non-violence et de solidarité. Elles concluent en rappelant que la jeunesse ne doit pas être instrumentalisée. Elle est une force essentielle pour l'avenir du pays, porteuse d'innovation, d'espoir et de cohésion nationale.

Le besoin crucial de transparence

Parallèlement, la société civile réclame plus de transparence dans la conduite des affaires publiques. Elle souligne qu'un projet de loi sur l'accès à l'information publique a été déposé à l'Assemblée nationale en novembre 2025. Son adoption lors de la session de mai 2026 sera, selon elles, un véritable test de crédibilité pour les institutions.

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