Après le cyclone Gezani : L’urgence nutritionnelle persiste à Toamasina
Plus d’un mois après le passage du cyclone Gezani, la situation reste préoccupante à Toamasina. Les efforts de reconstruction se poursuivent, cependant les besoins essentiels demeurent importants, notamment en matière d’alimentation.
Dans cette ville touchée à près de 90%, l’urgence nutritionnelle s’impose comme une priorité, en particulier pour les populations les plus vulnérables.
Une insécurité alimentaire aggravée
Le cyclone a fortement perturbé les conditions de vie des habitants. De nombreux stocks alimentaires ont été détruits, tout comme une partie des cultures et des élevages, rapportent les locaux. Cette situation a entraîné une baisse significative de la disponibilité des denrées, affectant directement l’accès à une alimentation suffisante et équilibrée.
Dans plusieurs quartiers, les familles, concentrées sur la reconstruction de leurs habitations, privilégient souvent la quantité à la qualité nutritionnelle. Cette réalité expose particulièrement les enfants et les femmes enceintes à des risques accrus de carences. L’urgence est donc d’assurer un apport alimentaire adapté afin de prévenir la malnutrition, notamment chez les plus jeunes.
Des actions ciblées pour les enfants
Face à cette situation, des initiatives ont été mises en place pour répondre aux besoins nutritionnels immédiats. À la demande de la Direction régionale de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène d’Atsinanana, le Gret et Nutri'zaza ont déjà mené une campagne de distribution de farine infantile fortifiée Koba Aina.
Cette opération, réalisée dans le cadre du projet Aintsoa, a permis de distribuer 20 000 sachets à environ 2 000 enfants âgés de 6 mois à 5 ans dans plusieurs fokontany de Toamasina. Enrichie en vitamines et en sels minéraux, cette farine constitue un complément essentiel pour soutenir le développement des enfants dans ce contexte difficile.
Les autorités sanitaires rappellent également l’importance de l’allaitement maternel pour les nourrissons et encouragent l’adoption de bonnes pratiques alimentaires afin de limiter les risques. Cette réponse nutritionnelle reste un enjeu majeur à Toamasina, nécessitant la mobilisation continue des acteurs pour protéger les enfants et renforcer la résilience des communautés.




