CULTURE – AUDIOVISUEL : AyeAye Dev veut faire vivre la mémoire collective
Des traditions aux récits contemporains, les images et les sons gardent la trace d’une société. À l’occasion de la Journée mondiale du patrimoine audiovisuel, le 27 octobre, l’association AyeAye Dev met en avant le rôle du cinéma dans la transmission culturelle. Elle entend agir sur plusieurs fronts, de la formation des professionnels à la rencontre entre les films et leurs publics.
Faire du cinéma un outil de transmission
Conserver la mémoire d’un pays ne repose pas uniquement sur les livres et les archives écrites. Les films et les enregistrements audiovisuels permettent aussi de documenter les pratiques, les traditions et les évolutions de la société malgache. Leur préservation aide à transmettre ces repères aux générations futures. AyeAye Dev place cette question au cœur de son travail. L’association veut aussi familiariser les jeunes avec les images qu’ils regardent. L’éducation à l’image doit leur permettre de mieux comprendre les œuvres, de développer leur esprit critique et d’explorer leur créativité. Le cinéma devient ainsi un support d’apprentissage et d’échange culturel.
Soutenir la création et la diffusion
La préservation du patrimoine passe également par le développement de ceux qui produisent les œuvres. AyeAye Dev souhaite renforcer les capacités des auteurs, des réalisateurs et des autres professionnels de l’audiovisuel grâce à des formations et à un accompagnement. Le renforcement de ces compétences doit contribuer à la progression de la filière malgache. L’association veut aussi donner davantage de visibilité aux productions cinématographiques. Des festivals, des projections et des rencontres entre créateurs et spectateurs sont prévus dans cette démarche. Ces espaces permettent de faire connaître les films et de favoriser les échanges autour de leurs contenus. Pour AyeAye Dev, l’enjeu est de préserver les traces du passé tout en donnant aux créateurs d’aujourd’hui les moyens de raconter Madagascar.





