OMS Afrique : Madagascar défend ses priorités sanitaires
Réunis à Addis-Abeba, les pays africains, dont Madagascar, cherchent à renforcer leurs capacités face aux défis sanitaires.
Souveraineté sanitaire
Madagascar participe à la 76e session du Comité régional de l’OMS pour l’Afrique (RC76), organisée à Addis-Abeba. La ministre de la Santé publique, Dr Managna Monira, prend part à cette rencontre qui réunit plusieurs responsables africains autour des grands enjeux sanitaires du continent. La cérémonie officielle d’ouverture s’est tenue au Mémorial de la Victoire d’Adwa, sous la présidence de Taye Atske Selassie, président de la République fédérale d’Éthiopie. Le directeur général de l’OMS, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur régional de l’OMS pour l’Afrique, le professeur Mohamed Yakub Janabi, ainsi que le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, figurent parmi les personnalités présentes.
Les échanges mettent en avant une priorité : renforcer l’autonomie sanitaire de l’Afrique. Les pays africains veulent réduire leur dépendance à l’aide extérieure. Ils souhaitent aussi renforcer leurs propres moyens pour répondre aux besoins de leurs populations. « Les partenariats ne peuvent pas remplacer l’appropriation », a souligné Mahmoud Ali Youssouf.
Préparation aux épidémies
La sécurité sanitaire figure parmi les principaux sujets de la session. Les discussions portent sur la détection rapide des risques, la préparation aux épidémies et l’application des amendements au Règlement sanitaire international. La question des ressources humaines compte aussi parmi les priorités. La stratégie 2026-2035 porte sur la formation, le recrutement et le maintien des professionnels de santé. Les participants examinent aussi les questions liées à la santé sexuelle et reproductive, ainsi qu’à la santé des femmes, des enfants et des adolescents.
La couverture sanitaire universelle complète cet agenda, avec un accent sur l’accès aux soins, au sang sécurisé, aux services de réadaptation et aux soins bucco-dentaires. Pour Madagascar, cette participation permet de défendre ses priorités. Elle renforce aussi les échanges avec les autres pays africains. « Elle permet aussi au pays de contribuer aux réflexions sur les futures politiques sanitaires du continent », ajoute la source.




