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Nationale

Santé numérique : Après évaluation, Madagascar obtient un score de maturité de 55,6 %

24/08/2026 11:11 © Moov.Mg

Madagascar affiche un score de maturité de 55,6 % en matière de santé numérique, selon une évaluation conjointe menée la semaine dernière par le ministère de la Santé publique, l’UNICEF et Africa CDC (Centres africains de contrôle et de prévention des maladies). Classée au niveau 2, dit « émergent », la Grande Île dispose déjà de certains acquis, mais plusieurs obstacles restent à surmonter pour étendre l’usage du numérique dans l’ensemble du système de santé.

Un système numérique en phase d’émergence

L’évaluation a été réalisée à l’aide de l’ADHMAT (Africa Digital Health Maturity Assessment Tool), un outil qui permet d’apprécier le niveau de préparation d’un pays en matière de santé numérique. L’analyse porte notamment sur les infrastructures informatiques, les compétences du personnel, le cadre réglementaire et l’interconnexion des différents services de santé, du niveau national jusqu’aux Centres de santé de base. Avec un score de 55,6 %, Madagascar se situe ainsi au niveau « émergent ». L’un des principaux acquis relevés par l’évaluation concerne la capacité du pays à analyser les données sanitaires afin d’orienter les décisions et les politiques de santé.

La santé numérique recouvre l’ensemble des technologies intégrées au système de soins. Elle peut notamment faciliter la gestion informatisée des dossiers des patients, limiter la perte d’informations lors des transferts et améliorer le suivi médical. Elle ouvre également la voie au développement de la télémédecine, susceptible de faciliter les consultations à distance, notamment dans les zones les plus enclavées. Le numérique peut aussi permettre une remontée plus rapide des données épidémiologiques et un meilleur suivi des stocks de médicaments.

Accès limité à l’électricité et à Internet

L’évaluation met toutefois en évidence plusieurs chantiers prioritaires. Le premier concerne l’équipement des structures de santé. Le manque de matériel informatique, mais aussi l’accès encore limité à l’électricité et à Internet dans certaines zones rurales, constituent des freins à la généralisation des outils numériques. La formation des agents de santé figure également parmi les priorités. Leur accompagnement dans l’utilisation des outils informatiques et des nouvelles technologies apparaît nécessaire pour assurer une utilisation effective des solutions mises en place. La question de la protection des données médicales constitue un autre enjeu. Le renforcement du cadre réglementaire est jugé nécessaire afin de mieux encadrer la collecte, le stockage et l’utilisation des informations de santé des citoyens.

Sept domaines d’investissement ont été retenus : la gouvernance, la stratégie, la législation, la main-d’œuvre, les normes d’interopérabilité, les infrastructures et les services numériques. Les partenaires recommandent, par ailleurs, la création d’une Plateforme nationale de coordination de la digitalisation des soins de santé primaires. Cette structure devrait permettre d’harmoniser les initiatives du gouvernement, des partenaires techniques et financiers ainsi que des organisations intervenant dans le secteur, afin d’éviter la multiplication d’applications et de favoriser une modernisation coordonnée du système de santé malgache.

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