COP17 sur la désertification : Madagascar mise sur une représentation aux profils variés
Du 17 au 28 août à Oulan-Bator, en Mongolie, la COP17 de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification réunit les 197 Parties à la Convention autour de la restauration des terres. Madagascar y est représentée par différents profils, des acteurs de la société civile aux chercheurs et aux jeunes. Cette participation malgache est importante dans la mesure où la dégradation des terres et la sécheresse affectent directement les communautés rurales de Madagascar.
Des enjeux qui dépassent l’environnement
Placée sous le thème « Restoring Land, Restoring Hope » (« Restaurer les terres, restaurer l’espoir »), la COP17 entend accélérer les réponses face à la désertification, à la dégradation des terres et à la sécheresse. Pour Madagascar, ces problématiques ne se limitent pas à la protection de l’environnement. Elles touchent directement les moyens de subsistance, la sécurité alimentaire, la biodiversité et la résilience économique des populations rurales. La dégradation des terres, l’insécurité foncière et les effets du changement climatique fragilisent particulièrement les communautés les plus vulnérables. La participation malgache à cette conférence internationale prend ainsi plusieurs formes, avec des représentants issus de différents domaines.
La société civile au rendez-vous
Parmi les participants figure l’organisation de la société civile, dont un membre de MSIS TATAO, qui prend part aux travaux aux côtés de délégations gouvernementales et d’autres oorganisations de la société civile. Forte de son expérience en matière de gouvernance, notamment à travers le projet Women's Empowerment for Right Resource Resilient Rural (WE4R), soutenu par la GIZ Madagascar, MSIS TATAO entend faire le lien entre les réalités locales et les grands cadres internationaux de gouvernance.
Cette présence vise notamment à porter les préoccupations des communautés rurales malgaches et à favoriser des collaborations susceptibles de déboucher sur des actions concrètes de restauration des terres.
Recherche et jeunesse mobilisées
La délégation malgache compte également des acteurs du monde académique. Dr Irinomenjanahary Randrianjafy, enseignante-chercheuse à l’Université de Mahajanga et représentante de l’Association Miahy sy Mizara, participe à la COP17 pour approfondir son expertise sur la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse. Sa mission vise aussi à valoriser les initiatives locales de restauration environnementale et à développer de futures collaborations.
Par ailleurs, la jeunesse malgache est aussi représentée. Barkat et Riantsoa, jeunes délégués soutenus par l’UNICEF Madagascar, ont participé à la preCOP ainsi qu’à la Youth Negotiators Academy, organisée les 13 et 15 août. Cette formation leur a permis de renforcer leurs connaissances sur les questions foncières et la sécheresse, ainsi que leurs compétences en négociation.
La diversité des profils présents à Oulan-Bator traduit la dimension multidisciplinaire de la lutte contre la désertification.




