Aménagement du territoire - La Türkiye et l’Égypte s’intéressent aux projets malgaches
Foncier, urbanisme, agriculture et infrastructures figurent parmi les principaux domaines de coopération entre Madagascar, la Türkiye et l’Égypte.
Partage d’expérience
Plusieurs pistes de coopération se dessinent entre Madagascar, la Türkiye et l’Égypte dans les domaines du foncier, de l’aménagement du territoire, de l’agriculture et des infrastructures. Côté turc, le ministre de l’Aménagement du Territoire et des Services Fonciers, Lylyson René de Rolland, a reçu l’ambassadrice de Türkiye à Madagascar, Halime Ebru Demircan. Les échanges ont principalement porté sur l’expérience de la Türkiye dans la gestion foncière.
La question des « Boky rovitra », ces documents fonciers anciens ou détériorés, figurait au centre des discussions. Leur mauvais état complique parfois la gestion des terrains et peut entraîner des conflits. Madagascar souhaite donc bénéficier de l’expérience turque et partager des méthodes pour mieux conserver et gérer ces documents. Une délégation turque doit se rendre à Madagascar le 11 septembre prochain pour poursuivre les discussions et préciser les domaines de coopération dans le secteur foncier.
Création d’une nouvelle ville
Avec l’Égypte, les discussions concernent notamment un projet de création d’une nouvelle ville. Les promoteurs devraient assurer eux-mêmes le financement et la réalisation du projet, sans recourir au financement du gouvernement malgache. « Le projet vise notamment à réduire les embouteillages, désengorger certaines zones urbaines et améliorer les conditions de vie des populations » selon le communiqué officiel. Il prévoit également des actions dans l’agriculture et le développement des infrastructures, notamment autour du port d’Analalava–Antsohihy.
Ces investissements pourraient soutenir les activités économiques et favoriser le développement local. À travers ces échanges, le ministère souhaite renforcer les partenariats avec les investisseurs et les pays disposant d’une expertise dans ces domaines. Les autorités insistent toutefois sur le respect de la législation malgache et sur la sécurisation des droits fonciers dans tous les projets.




