Blanchiment d’argent : Madagascar mise sur ses réformes pour convaincre les évaluateurs internationaux
Le verdict des experts internationaux est très attendu. Madagascar a officiellement lancé, ce lundi 13 juillet 2026, son évaluation mutuelle sur la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
À l'ouverture de cette mission, le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison a affiché sa confiance, espérant que les progrès accomplis ces dernières années seront pleinement reconnus.
Un examen sous haute surveillance
Pendant trois semaines, des experts internationaux passeront au crible le dispositif malgache de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et celui de la prolifération des armes de destruction massive. La cérémonie d'ouverture de cette mission s'est tenue à Ambodivona, sous la présidence du Premier ministre.
Dans son discours, Mamitiana Rajaonarison a rappelé que cette évaluation était attendue de longue date. Selon lui, Madagascar n'aborde pas cette échéance les mains vides. Le chef du Gouvernement estime que les nombreuses réformes engagées devraient être prises en compte par les évaluateurs, avec l'espoir que leurs conclusions reflètent les efforts consentis par le pays. Le Premier ministre a notamment insisté sur l'adoption par l'Assemblée nationale de la nouvelle loi relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux. Le texte attend désormais la décision de la Haute Cour Constitutionnelle avant son entrée en vigueur.
Lutte contre toutes formes de criminalité financière
Il a également réaffirmé l'engagement de l'État à combattre la corruption, le blanchiment d'argent et les autres formes de criminalité financière. Selon lui, ces fléaux constituent une menace pour le développement du pays et nécessitent une mobilisation constante de toutes les institutions.
La mission est conduite par des représentants de cinq pays membres du Groupe de lutte contre le blanchiment d'argent en Afrique orientale et australe (ESAAMLG) : la Zambie, le Rwanda, le Kenya, Maurice et l'Afrique du Sud.
Avant de clore son intervention, Mamitiana Rajaonarison a appelé les évaluateurs à mener leur mission avec impartialité, objectivité et rigueur. Il les a également invités à relever, sans complaisance, les éventuelles insuffisances du dispositif national afin d'accompagner Madagascar dans le renforcement de son système de lutte contre les flux financiers illicites.




