Sécurité des enfants - La société civile demande des enquêtes approfondies
La PFSCE appelle à une réaction collective face aux cas de disparition d’enfants signalés ces dernières semaines.
Mobilisation nationale
Face à la hausse des cas de disparition et de violences faites aux enfants à Madagascar, la Plateforme de la Société Civile pour l’Enfance (PFSCE) tire la sonnette d’alarme. Cette dernière appelle les autorités et la population à agir rapidement. Dans une déclaration publiée le 7 juillet 2026, l’organisation demande des mesures plus fortes pour mieux protéger les enfants. Depuis plusieurs semaines, plusieurs disparitions d’enfants et de jeunes ont été signalées, notamment à Antananarivo et dans les environs. Certains restent encore introuvables, tandis que d’autres retrouvent leur famille. Des situations plus tragiques ont aussi marqué l’opinion avec des enfants retrouvés sans vie après leur disparition. Ces événements suscitent une grande inquiétude chez les parents et dans l’ensemble de la population.
La PFSCE apporte son soutien aux familles touchées et appelle à renforcer les mécanismes de protection de l’enfance à Madagascar. « l’État porte une responsabilité importante dans la garantie du droit à la vie, à la sécurité et au bien-être des mineurs, conformément aux textes nationaux et internationaux » a-t-elle rappelé.
Enquêtes et coordination
La PFSCE demande d’abord plus de transparence sur les différents cas signalés. Elle appelle les autorités à fournir des informations claires, précises et régulières. « Cette démarche vise à limiter les rumeurs et à rassurer la population » ajoute la source. L’organisation souhaite aussi des réponses sur les éventuels liens entre ces affaires et sur l’existence possible de réseaux criminels. La plateforme réclame également des enquêtes approfondies, rapides et indépendantes. Elles doivent permettre d’identifier les responsables d’éventuels enlèvements, violences ou exploitations visant les enfants.
Par ailleurs, la PFSCE demande la mise en place d’une meilleure coordination entre les différents acteurs concernés. Cette organisation doit réunir les services publics, les forces de sécurité, la justice, les réseaux de protection de l’enfant et la société civile afin d’assurer une réponse plus efficace face aux disparitions. La plateforme appelle enfin à une stratégie durable pour renforcer la protection des mineurs. Elle propose notamment d’améliorer les systèmes d’alerte, de développer les actions de sensibilisation dans les quartiers et les écoles, et de renforcer la lutte contre la traite des personnes et toutes les formes de violences faites aux enfants.




