88,71 % de réussite au CEPE à Soalala : la preuve que la préparation aux urgences porte ses fruits
Cinq mois après le passage du cyclone Fytia, les élèves de Soalala ont retrouvé les bancs de l’école et affichent même des résultats encourageants aux examens. En visite dans ce district de la région Boeny, la ministre de l’Éducation nationale, Sendra Nirina Rajaonarison, et la représentante de l’UNICEF à Madagascar, Christine Jaulmes, ont constaté que les investissements réalisés en amont et les interventions d’urgence ont permis de préserver la continuité des apprentissages malgré les destructions causées par la catastrophe.
Efficacité des dispositifs de préparation
La ministre de l’Éducation nationale, Sendra Nirina Rajaonarison, et la représentante de l’UNICEF à Madagascar, Christine Jaulmes, se sont rendues à Soalala, hier 1er juillet 2025, pour évaluer la reprise des activités scolaires après le cyclone Fytia, qui avait privé plus de 10 000 enfants de cours en février dernier. Cette mission de terrain a notamment conduit les deux responsables à l’École primaire publique d’Ampapamena, où elles ont visité une salle de classe provisoire construite grâce au financement du Fonds central d’intervention d’urgence des Nations Unies (CERF). Elles ont également remis un conteneur de stocks d’urgence à la Circonscription scolaire (CISCO) de Soalala afin de renforcer la capacité de réponse du secteur éducatif face à de futures catastrophes.
Pour les autorités, cette visite illustre les résultats concrets des dispositifs de préparation et de réponse aux urgences. « Cette visite nous permet de constater, sur le terrain, la détermination des enseignants et des communautés à faire reprendre l’école malgré les dégâts causés par le cyclone Fytia. Le gouvernement reste pleinement engagé aux côtés des familles de Soalala », a déclaré la ministre Sendra Nirina Rajaonarison.
Un taux de réussite encourageant au CEPE
Au-delà de la reconstruction des infrastructures, les responsables ont insisté sur l'importance d'anticiper les crises afin de limiter leurs conséquences sur la scolarité des enfants. Pour Christine Jaulmes, les résultats obtenus à Soalala démontrent que les investissements dans la préparation aux urgences produisent des effets tangibles. « Voir ces enfants reprendre le chemin de l’école et réussir leur examen quelques mois seulement après le passage du cyclone est la meilleure preuve que les investissements dans la préparation aux urgences sauvent des apprentissages », a-t-elle affirmé.
Cette déclaration trouve un écho dans les résultats du Certificat d'études primaires élémentaires (CEPE). Malgré les perturbations provoquées par le cyclone, la CISCO de Soalala a enregistré un taux de réussite de 88,71 %. Les responsables attribuent cette performance à la rapidité de la mobilisation des autorités éducatives, des enseignants, des communautés et des partenaires techniques dès les premiers jours suivant la catastrophe.
Assurer la continuité de l'enseignement
Depuis les cyclones Fytia et Gezani, l’UNICEF accompagne le ministère de l’Éducation nationale dans la remise en état du système éducatif dans les zones sinistrées. À Soalala et Mitsinjo, 24 salles de classe provisoires ont été installées, tandis que 215 espaces temporaires d’apprentissage ont été aménagés à Tamatave et Brickaville. Parallèlement, 120 toitures d’établissements scolaires ont été réhabilitées et plus de 55 000 kits scolaires ont été distribués aux élèves. Sur le terrain, ces dispositifs ont permis d'assurer la continuité de l'enseignement dans les écoles les plus touchées. « Ces espaces nous ont permis de reprendre les cours, car les deux salles de classe de notre école avaient été entièrement détruites par le cyclone Gezani », témoigne Madame Gustave, directrice de l'école primaire d'Antanandava.
Financée par le CERF et le Bureau des affaires étrangères, du Commonwealth et du développement du Royaume-Uni (FCDO), à travers l'initiative « Aujourd'hui et Demain », cette réponse met en évidence l'importance d'investir dans la préparation aux catastrophes.




