Téléphérique : Projet non-prioritaire pour le gouvernement
Les grandes orientations du pays se concentrent sur les routes et l’énergie, tout au long de cette période de refondation.
Des défis liés à l’électricité
Le projet de téléphérique ne figure pas parmi les priorités du gouvernement à ce stade. Les autorités évoquent plusieurs problèmes techniques et financiers à résoudre avant le lancement du projet, surtout pour l’électricité nécessaire à son fonctionnement.
Lors d’une émission spéciale diffusée sur TVM le 31 mai 2026, le président de la Refondation, le colonel Randrianirina Michaël, a présenté les grandes orientations du pays. Ce dernier a souligné qu’il faut se concentrer sur des projets plus urgents pour aider au développement de Madagascar. Il a mis en avant la Route nationale n°2 (RN2), axe stratégique reliant Antananarivo au port de Toamasina. Cette ville joue un rôle central dans l’économie nationale, entraînant un trafic routier très dense chaque jour. Depuis l’arrêt du transport ferroviaire, la RN2 supporte une pression encore plus forte, dépassant largement ses capacités actuelles.
Changement des mentalités
Face à cette situation, les autorités poursuivent un projet de modernisation de la route. Le colonel Randrianirina Michaël précise qu’il ne s’agit pas d’une autoroute au sens strict, mais plutôt d’une « voie rapide ». Les travaux déjà engagés se poursuivent afin de fluidifier la circulation et faciliter l’acheminement des marchandises vers la capitale. Sur le plan énergétique, le projet hydroélectrique de Volobe continue de faire l’objet de discussions. Le principal blocage concerne le tarif de l’électricité produite, un point clé qui ralentit l’avancement du dossier.
Au-delà des infrastructures, le président de la Refondation insiste sur un enjeu plus large. Il s’agit du changement des mentalités. Le PRRM estime que lutter contre la corruption et les conflits est essentiel pour réussir les réformes et développer le pays. Il appelle également à l’organisation d’une conférence nationale afin de favoriser le dialogue et définir les bases d’un nouveau système. Enfin, il rappelle que des efforts se poursuivent depuis sept mois pour rompre avec les anciennes pratiques et proposer des solutions concrètes aux besoins de la population.




