• Cours de change
  • 4 399,93 AR
  • |
  • $3 987,83 AR
Copyright Image : © Rohy
Image
Nationale

Conseil économique, social et culturel : annoncé comme un moteur de la refondation de Madagascar

12/05/2026 14:56 © Moov.Mg

Réunis lors d’un atelier organisé lundi 11 mai 2026 à l’Hôtel Colbert, parlementaires, représentants de la société civile, syndicats, secteur privé et jeunes ont échangé sur les enjeux du Conseil économique, social et culturel (CESC), prévue par l’article 105 de la Constitution. Pour les participants, la mise en place du CESC représente un levier important dans la refondation de Madagascar et dans le renforcement de la participation citoyenne aux affaires publiques.

Un atelier pour préparer la mise en place du CESC

Le dossier relatif au Conseil économique, social et culturel revient au centre des discussions nationales. Lundi, un atelier multi-acteurs a rassemblé plusieurs composantes de la société malgache afin de débattre de l’importance de cette institution inscrite dans la Constitution depuis 2010 mais jamais réellement opérationnelle. Organisée à Antaninarenina, la rencontre a vu la participation de parlementaires, d’organisations de la société civile nationales et régionales, de syndicats, d’organisations non gouvernementales, de représentants du secteur privé ainsi que de jeunes de la génération Z. L’objectif était double : expliquer les missions du futur CESC et préparer le vote de la proposition de loi qui doit être examinée à l’Assemblée nationale. Les échanges ont surtout porté sur le rôle que cette institution pourrait jouer dans le renforcement du dialogue entre l’État et les citoyens.

Un outil pour améliorer la gouvernance publique

Selon les explications fournies durant l’atelier, le CESC sera un cadre de concertation réunissant plusieurs catégories d’acteurs économiques, sociaux et culturels. Sa création vise à permettre une participation plus large des citoyens dans l’élaboration des politiques publiques. Le Conseil pourra être consulté sur les projets de loi, les ordonnances ou encore les décrets concernant les domaines économique, social et culturel. Il pourra aussi proposer des études, mener des enquêtes et transmettre ses recommandations au Président de la République. Pour les participants, cette démarche constitue une évolution importante de la démocratie malgache. L’idée est de ne plus limiter les prises de décision aux seules institutions politiques, mais d’intégrer également les préoccupations du terrain exprimées par les syndicats, les associations, les entreprises et les organisations citoyennes.

Au cours des discussions, plusieurs intervenants ont souligné que le CESC pourrait contribuer à améliorer la qualité des politiques publiques. Grâce aux analyses techniques et aux consultations menées auprès des différents secteurs, le futur Conseil serait en mesure d’apporter des avis plus proches des réalités vécues par la population.

Favoriser une gouvernance plus participative

La recherche de consensus a également été présentée comme l’une des principales missions de cette institution. Dans un contexte où les tensions sociales et économiques restent fréquentes, le CESC pourrait devenir un espace de dialogue permettant de rapprocher les positions entre l’État, les travailleurs et les acteurs économiques. Les modalités de fonctionnement, les missions précises ainsi que la composition du Conseil ont fait partie des principaux sujets débattus lors de l’atelier.

Pour les promoteurs du projet, la mise en place effective du Conseil économique, social et culturel représente un grand pas dans la refondation de Madagascar. Cette institution devrait favoriser une gouvernance plus participative et plus inclusive en donnant une voix officielle aux forces vives de la Nation. Le projet s’inscrit également dans une volonté de modernisation des institutions malgaches afin de se rapprocher des standards internationaux déjà appliqués dans plusieurs pays africains et européens.

Lire la suite

Articles Similaires