Environnement : Plus que 8 400 hectares restants de forêts naturelles de Tapia
La protection de la forêt de tapia est une urgence. C’est également pour cela que la Planète Urgence a lancé dans la région Itasy la deuxième phase du projet TAPIA. Le but est de protéger les 8 400 hectares restants de cette forêt unique, menacée par les feux, le charbon de bois et la pression humaine.
Une deuxième phase pour protéger durablement la forêt
Cet écosystème endémique, introuvable ailleurs dans le monde, protège les sols, régule l’eau et fait vivre des milliers de familles. Après trois années d’actions, Planète Urgence a officiellement lancé la phase 2 du projet TAPIA. Prévue jusqu’en 2028, elle vise à consolider les acquis obtenus depuis 2022 et à installer une gestion durable des forêts avec les communautés locales.
Cette nouvelle étape concerne deux Aires protégées communautaires situées à Arivonimamo et Miarinarivo, couvrant au total 16 396 hectares. Le projet prévoit notamment la restauration de 300 hectares supplémentaires, la formation de 2 200 reboiseurs et le renforcement des capacités de 50 patrouilleurs forestiers locaux, appelés Polisinala. Les communautés de base seront également davantage impliquées dans la gestion des ressources. Trente-et-un fokontany participeront à la mise à jour du Dina régional, qui fixe les règles d’utilisation de la forêt et les sanctions en cas de coupe illégale ou d’incendie.
Miser sur la recherche et les revenus des familles
La principale nouveauté de cette phase 2 repose sur l’appui de l’Institut de recherche pour le développement. Pour la première fois, des essais seront menés afin de comprendre comment le Tapia peut se régénérer naturellement. Sur plusieurs parcelles expérimentales, les chercheurs compareront différentes méthodes pour déterminer si la régénération naturelle peut être plus efficace que les plantations classiques.
Le projet veut aussi réduire la dépendance des ménages à la forêt. Des activités agricoles et économiques seront développées : agroforesterie, rizipisciculture, apiculture et foyers améliorés pour limiter la consommation de charbon. L’objectif est d’augmenter les revenus des familles tout en réduisant la pression sur les derniers hectares de forêt de Tapia.



