Santé - Un accord de 134 millions de dollars entre Madagascar et les États-Unis
Une contribution américaine d’environ 134 millions de dollars, soit plus de 554 milliards d’ariary, accompagne la mise en œuvre du protocole d’accord quinquennal sur la coopération sanitaire entre les États-Unis et Madagascar.
Engagement financier
Madagascar prévoit de son côté une participation de 41 millions de dollars, soit plus de 169 milliards d’ariary. Les deux pays avancent actuellement sur le plan de mise en œuvre de cet accord signé le 22 décembre 2025. Un atelier de deux jours, organisé les 15 et 16 avril 2026 à l’ambassade des États-Unis à Antananarivo, réunit experts techniques et responsables malgaches et américains.
Les échanges portent sur une vision commune du programme et sur la mise en place de structures de coordination. Ces mécanismes encadrent l’aide sanitaire américaine à Madagascar sur les cinq prochaines années. Ce partenariat s’inscrit dans la continuité de plusieurs années de coopération entre les deux pays. Il vise le renforcement du système de santé malgache, l’amélioration de la prévention et de la réponse aux maladies, ainsi que le soutien aux services de santé publique.
Des priorités sanitaires ciblées
Les priorités couvrent notamment le paludisme, la santé maternelle et infantile, la poliomyélite et les enjeux de sécurité sanitaire mondiale. Durant l’atelier, les équipes techniques des deux pays travaillent en groupes thématiques pour préparer les plans de mise en œuvre. Le deuxième jour, la chargée d’affaires américaine Stephanie Arnold rejoint les discussions avec les représentants du ministère de la Santé publique et du ministère de l’Économie et des Finances.
Les participants examinent la création de deux structures : un comité directeur conjoint et un comité opérationnel. Ces instances clarifient les rôles, assurent le suivi des actions et renforcent la coordination entre les deux parties. Un système d’indicateurs accompagne également le dispositif pour mesurer les progrès et suivre les résultats. « Nous ne considérons pas cela comme un projet américain, mais comme un cadre conjoint sous direction malgache, avec le soutien des États-Unis », déclare Stephanie Arnold lors de l’ouverture.



