Travailleurs migrants : Madagascar et Maurice renforcent leur coopération pour mieux protéger les emplois à l’étranger
Quarante acteurs se réunissent à Antananarivo pour un atelier de deux jours afin d’améliorer les pratiques de recrutement éthique et de mieux protéger les travailleurs migrants sur le corridor Madagascar–Maurice. Une initiative lancée conjointement par l’OIM Madagascar et l’OIM Maurice & Seychelles, en partenariat avec le Gouvernement malgache.
Un corridor migratoire en croissance
Cette initiative intervient dans un contexte de forte croissance de la migration de main-d’œuvre entre Madagascar et Maurice. En septembre 2025, plus de 45 300 travailleurs étrangers étaient employés à Maurice, principalement dans les secteurs manufacturier et de la construction, répondant à des besoins essentiels de l’économie mauricienne. Pour Madagascar, cette mobilité représente à la fois une opportunité économique et un défi en matière de protection des travailleurs.
Une mission conjointe de l’OIM Madagascar et de l’OIM Maurice a ainsi été lancée afin de consolider les bases de cette coopération. Elle comprend des échanges avec le Secrétaire général du ministère du Travail, Gelase Jaosolo, sur la coordination institutionnelle, ainsi qu’avec l’Institut national de tourisme et d’hôtellerie pour mieux aligner le développement des compétences sur les besoins du marché.
Un cadre commun pour mieux protéger les travailleurs
L’atelier, convoqué par les Chefs de Mission Roger Charles Evina et Alia Hirji, s’est tenu en présence de la ministre du Travail, de l’Emploi et de la Fonction publique, Madame Soatiana Bety Léonne Florent. Il a réuni près de 40 participants issus des institutions publiques, des forces de l’ordre, des employeurs et des organisations syndicales.
Les échanges ont porté sur des enjeux concrets qui touchent directement les travailleurs migrants, notamment les frais et coûts de recrutement, les pratiques de rétention de documents, la transparence des contrats, les normes salariales ainsi que l’accès effectif aux mécanismes de recours. L’objectif est de traduire les principes internationaux du recrutement éthique en pratiques applicables, capables de réduire les risques d’abus tout au long du parcours migratoire.
Au-delà de la réponse aux risques d’exploitation, cette dynamique ouvre la voie à une coopération régionale au service d’une mobilité plus sûre et équitable.


