Mayotte - Alerte sanitaire après un cas importé de Madagascar
Mayotte a confirmé son premier cas de Mpox ce jeudi 8 janvier. La personne concernée, récemment arrivée de Madagascar, a été rapidement prise en charge au Centre Hospitalier de Mayotte, via un circuit sécurisé destiné à éviter toute transmission.
Situation préoccupante
L’Agence Régionale de Santé (ARS) de Mayotte, en lien avec Santé publique France, a immédiatement identifié et suivi les contacts du patient afin de prévenir toute propagation sur l’île. Cette situation intervient alors que Madagascar fait face à une épidémie active de Mpox, concentrée principalement dans la région de Mahajanga, au nord-ouest du pays. Depuis le 16 décembre, plusieurs cas confirmés ont été enregistrés dans cette zone côtière, qui est désormais considérée comme l’épicentre de l’épidémie.
Selon les dernières données disponibles au 7 janvier, 124 cas de Mpox ont été détectés à Madagascar, dont 118 cas suspects et 6 cas confirmés. Cinq de ces cas se trouvent à Mahajanga et un à Antsirabe. Tous les patients ont été pris en charge par les autorités sanitaires. Les analyses réalisées à l’Institut Pasteur ont confirmé que le virus appartient au type CLAD 1B, ce qui permet aux responsables de mieux cibler les mesures de surveillance et de prévention.
Vigilance renforcée
Face à cette situation, l’ARS de Mayotte renforce sa vigilance et appelle la population à respecter les mesures de prévention. Les personnes revenant de la Grande Île et présentant des symptômes tels qu’une fièvre associée à une éruption cutanée avec des vésicules sont invitées à contacter rapidement leur médecin ou le SAMU et à s’isoler en attendant un avis médical. Il est également recommandé aux voyageurs vers Madagascar de se laver fréquemment les mains, d’éviter tout contact avec des personnes malades et de rester prudents face aux animaux et objets susceptibles d’être contaminés.
Cette alerte souligne l’importance de la vigilance dans les échanges entre les îles de l’océan Indien. La coopération régionale, la détection rapide des cas et la prévention restent essentielles pour limiter la propagation du Mpox et protéger la population.


