Coopération régionale - La COI et l’UE renforcent le BNGRC face aux catastrophes
La deuxième livraison du projet RDRM (Renforcement de la Résilience et de la Réponse aux Désastres dans l’océan Indien) poursuit la coopération engagée entre la Commission de l’océan Indien (COI), l’Union européenne et le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) pour améliorer la gestion des urgences et la résilience du pays.
Nouveaux équipements
D’un montant de 230 000 euros, soit environ 1,15 milliard d’ariary, cette dotation renforce directement le dispositif national de gestion des urgences.
Les nouveaux équipements — ordinateurs, serveurs, onduleurs, mobilier et vedettes à coque planante — soutiennent les opérations du centre national de gestion des urgences. Leur arrivée intervient juste après le passage du cyclone Gezani, un rappel fort de la vulnérabilité du pays face aux phénomènes climatiques.
Le projet RDRM dépasse la simple remise de matériel. Il inclut des formations en logistique humanitaire, des exercices de simulation à Toamasina et une mise à jour des outils de communication et des systèmes d’information géographique. Ces actions visent à renforcer l’efficacité de l’alerte précoce et la coordination entre les acteurs du secours.
Transfert officiel des équipements
Le Secrétaire général du ministère de l’Intérieur a salué cet appui, qualifié de « crucial », soulignant que ce soutien améliore la réactivité des interventions, notamment dans le Grand Sud, encore touché par des crises récurrentes. Lors de la cérémonie, Gina Bonne, Directrice par intérim du Secrétariat général de la COI, a rappelé que « la lutte contre l’intensification des cyclones passe par une coopération régionale solide ». Cette dernière a mis l’accent sur la nécessité de mutualiser les moyens et les compétences pour une réponse rapide et coordonnée entre les pays de la région.
Le Général Ramanantsoa Gabriel, Directeur général du BNGRC, a signé l’acte de remise officialisant le transfert. Les équipements deviennent propriété de l’État et consolident durablement les capacités nationales de secours et de protection des populations. De son côté, Roland Kobia, Ambassadeur de l’Union européenne à Madagascar, a réaffirmé l’engagement de l’UE dans le long terme. Ce dernier a cité le projet Hydromet, appuyé par l’Agence française de développement (AFD), le Fonds vert pour le climat et l’UE, qui modernise le système national de prévision météorologique. Ensemble, ces initiatives renforcent la résilience du pays face aux défis climatiques.




