Découverte : Le sirop CIMOPAR au cœur d’un témoignage de guérison
Après six ans de recherche et d’attente, une patiente malgache retrouve la chercheuse Sœur Rasolohery Claudine Aimée, inventrice du sirop bio CIMOPAR. Son témoignage soulève à la fois espoir et questions sur les médecines locales et leur reconnaissance scientifique.
Un traitement local qui suscite l’espoir
En juillet 2020, une patiente hospitalisée à la Clinique des Sœurs d’Ankadifotsy pour une grave infection est orientée vers une chirurgie urgente. Faute de disponibilité immédiate de la spécialiste, elle doit rentrer chez elle. C’est alors qu’une amie lui recommande le sirop bio CIMOPAR, produit par Sœur Rasolohery Claudine Aimée, chercheuse malgache de renom. Le CIMOPAR est décrit comme un remède à base de plantes, utilisé pour certaines maladies du foie et des reins. La patiente commence le traitement et, quelques jours plus tard, de nouveaux examens à l’hôpital luthérien d’Ambohibao montrent que l’infection détectée précédemment a disparu. Aucun traitement chirurgical n’est finalement nécessaire. Bien que l’effet exact du CIMOPAR ne soit pas scientifiquement établi, cette expérience marque profondément la patiente, qui attribue sa récupération au sirop.
Une rencontre attendue
Depuis cette guérison, la patiente cherche à remercier Sœur Claudine. En fin d’année 2025, elle reçoit un message de la chercheuse qui affirme la rechercher également. La rencontre se concrétise le 7 janvier 2026 à Fianarantsoa. La scientifique apporte du CIMOPAR et d’autres produits bio pour la santé dentaire, soulignant l’origine locale des plantes utilisées, notamment dans la région de Maromizaha. Le parcours du CIMOPAR n’a pas été simple : la chercheuse a dû surmonter les résistances dans le milieu médical et universitaire. Aujourd’hui, le sirop est disponible dans plusieurs pharmacies à Madagascar, tout en restant un produit controversé car son efficacité n’a pas encore été pleinement validée par la recherche clinique. Cette histoire met en lumière le rôle des savoirs locaux et de l’innovation malgache dans le domaine de la santé, tout en posant des questions sur la reconnaissance scientifique et la cohabitation entre médecine traditionnelle et médecine moderne.


