Tsolabe 2025 - La culture Betsimisaraka reprend vie
Après cinq années d’interruption, le Festival Tsolabe revient en 2025 pour sa 13ᵉ édition dans la région Analanjirofo. L’événement attire habitants et visiteurs autour des richesses de la culture betsimisaraka et antanosy.
Découverte et plaisir pour tous les sens
Né en 2009, le festival a été lancé par Bevazaha Marie Annick, aujourd’hui gouverneure de la région. Cette dernière souhaitait créer un espace de valorisation culturelle et de développement économique local. « Depuis le début, l’esprit qui a guidé ce festival consiste à présenter la culture antanosy pour la faire connaître par le grand public, surtout par les jeunes et les enfants », explique l’initiatrice. L’événement offre une immersion dans les traditions locales. Les participants découvrent les tenues traditionnelles, écoutent la langue et les chants betsimisaraka et s’initient aux danses typiques. La gastronomie occupe une place centrale. Les visiteurs dégustent des plats emblématiques de Sainte-Marie préparés à base de coco : tsaboraha, dobadoba, boratsa ou orita maintsaly miaro voanio.
Cohésion communautaire
Tsolabe propose également des activités festives et populaires. Des spectacles de morengy, de tsimandrimandry et de mirango Zanahare rythment les journées. Des compétitions sportives : volley-ball, football, pétanque, golf, motocross et courses de pirogues, ajoutent de l’animation. Les plus jeunes retrouvent les jeux traditionnels tels que le jingojay, le radimy ou le jorobonta et renouent avec le patrimoine ludique de leurs ancêtres. Le festival stimule aussi l’économie locale. Chaque année, il attire de nombreux visiteurs et dynamise les commerces. Les artisans, restaurateurs et hôteliers profitent de nouvelles opportunités. L’événement renforce la cohésion communautaire et projette une image positive de la région au niveau national et international. Pour les habitants, le retour du festival apporte joie et fierté. « Il n’y a pas de joie comparable à celle-ci. Nous avons retrouvé les plats traditionnels, assisté à des danses et à de la musique. Je sens vraiment que notre culture reprend vie », confie Voahirana, habitante de Sainte-Marie.