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Economie

COMPAGNIE AÉRIENNE - Le PIC vole au secours de Madagascar Airlines

21/02/2024 07:39 © L'Express De Madagascar

Les contours du plan de redressement de Madagascar Airlines commencent à se dessiner à travers le Pôle intégré de croissance, PIC, de la Banque mondiale.

Il fallait trouver une parade pour remettre Madagascar Airlines sur l’écran des radars internationaux. La solution trouvée a été de mettre à la disposition de cette compagnie aérienne un fonds conséquents de la part du gouvernement. Mais la Banque mondiale va y être associée comme un parrain de garantie. Elle est prête à la rembourser sous forme de financement de projet. Dans les premières négociations, 20 millions de dollars ont été annoncés par la partie malgache. Ce qui ne suffirait pas à effacer les ardoises financières astronomiques de Madagascar Airlines. Au moins, ce serait un bon signe qui se pointe à l’horizon.

Mais une aire de dégagement a été trouvée. Le coordonnateur national du Pôle intégré de croissance, PIC, Ladislas Adrien Rakotondrazaka, a eu une réunion avec les dirigeants de Madagascar Airlines. L’une des préoccupations de cette rencontre a été la nécessité de réintégrer Madagascar Airlines dans le giron de l’Association du transport aérien international ou IATA. L’objectif étant de bénéficier du système de compensation financière dans les transactions des ventes de billets d’avion.

Calculs mathématiques

Pour mieux comprendre le mécanisme de ce qu’on entend par clearing house, prenons un exemple. Un passager effectue un trajet entre un point de départ D et un point final F via un point intermédiaire I, utilisant une compagnie C1 entre D et I, puis une compagnie C2 entre I et F. Toutefois, le passager achète la totalité de son billet à la compagnie C1, qui donc encaisse la totalité de la recette, alors que C2 va supporter les coûts du transport entre I et F. C2 présentera une facture à C1 et recevra, via la chambre de compensation de l’IATA, une part de la recette, alors que C1 recevra une commission afin de couvrir ses frais de vente.

Par la suite, des calculs mathématiques fastidieux départagent les gains des compagnies aériennes en ligne de compte. Pour Madagascar Airlines, la réalisation de son business plan reste dans le viseur du Fonds monétaire international, FMI, pour la conclusion du programme Facilité élargie de crédit, FEC. Et dans l’optique d’une éventuelle obtention par Madagascar du Fonds de durabilité et de résilience, FDR, la nouvelle variante des lignes de crédit du FMI.

Pour le moment, Madagascar Airlines, via sa filiale Tsaradia, essaie de couvrir les vols du réseau domestique. Avec trois ATR. Trop peu pour couvrir les correspondances des vols internationaux qui se multiplient à un coup d’aile.

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