Ankazoabo sud - Des dahalo tuent deux membres d’un bureau de vote
En cours de route, deux membres du bureau de vote ont été tués dans une embuscade, à Betilefo Ankazoabo sud, hier vers 5h du matin.
Sans raison politique ni dénigrement du déroulement du vote. Il s’agit d’un pur fait divers, une attaque de dahalo ciblant deux frères d’une trentaine d’années, membres du bureau de vote, à Ankazoabo Sud. Tous les deux équipés de deux fusils de chasse sont tombés dans une embuscade, dans une petite forêt à Betilefo, à une dizaine de kilomètres du district. « Pas comme la polémique véhiculée par les trolls sur Facebook. Concernant l’identité de ces
victimes, ce sont de simples membres d’un bureau de vote. Certaines stations ont déjà colporté qu’ils s’agit de délégués de l’un de deux candidats. D’autres ont affirmé qu’ils étaient présidents de bureau de vote », regrette l’adjoint-commandant de groupement de l’Atsimo Andrefana, au téléphone hier. « Qu’importe, nous continuons l’enquête, au lieu de faire un droit de réponse », a-t-il déclaré.
Joint par téléphone, le commandant de brigade (CB) d’Ankazoabo Sud, au sujet des circonstances du guet-apens décrit : « les dahalo les ont tués parce qu’ils voulaient les dépouiller de leurs fusils. Lors des tirs, l’une des cibles a été criblée de chevrotines et est décédée sur le coup. L’autre ayant survécu pendant un
certain temps a été charcuté ». Les victimes ont perdu leurs armes durant ce piège meurtrier.
Un bref témoignage recueilli auprès d’un villageois avance que ces deux hommes auraient pu encore se replier pour répliquer aux tirs des bandits. Des coups de feu durant quelques minutes ont été entendus dans les environs.
Avisés des faits, le CB, le chef de district et des responsables de la commission électorale nationale indépendante (Ceni), accompagnés d’un médecin ont fait le déplacement sur les lieux. Les deux malheureux, dans la fonction pour laquelle ils ont été désignés, ont déjà été remplacés pour ne pas handicaper le déroulement du vote, selon les explications du vice-président de la Ceni, Thierry Rakotonarivo.
De son côté, la gendarmerie saisie de l’affaire poursuit l’enquête sur ce double meurtre qui a rapidement défrayé la chronique sur les médias et les réseaux sociaux. Jusqu’à hier soir, aucune arrestation n’a toujours pas été signalée, malgré un ratissage lancé après l’alerte. Le mobile du crime réside pour l’instant dans une attaque à main armée.
Aucun incident grave n’a été évoqué pendant le vote dans l’Atsimo Andrefana, comme l’a souligné la commission électorale de district (Ced).




