Gestion publique - Madagascar veut renforcer la transparence
Les autorités malagasy veulent empêcher les groupes économiques et politiques d’influencer les décisions de l’État.
Prévention de la corruption
Une délégation d’experts britanniques a rencontré les autorités malagasy, le 31 octobre, au Palais d’Iavoloha. Les échanges ont porté sur la bonne gouvernance et la lutte contre la capture de l’État. Les discussions ont notamment abordé les moyens de protéger les décisions publiques contre les intérêts particuliers. La rencontre s’est déroulée en présence du Premier ministre, RAJAONARISON Mamitiana, qui représentait le président de la République, le colonel RANDRIANIRINA Michaël. Le Conseiller supérieur à la refondation, le colonel RAMPANARIVO Solofoniaina Thierry, a également pris part aux échanges.
Ce dernier a expliqué les risques liés à la capture de l’État. Ce phénomène apparaît lorsque des personnes influentes ou des groupes économiques et politiques cherchent à orienter les décisions publiques à leur avantage. Leur influence peut notamment toucher les lois, les règlements et les politiques gouvernementales. La capture de l’État dépasse ainsi les formes classiques de corruption. Elle peut aussi conduire à modifier les règles publiques pour favoriser certains intérêts. À terme, ces pratiques risquent de réduire les recettes de l’État, de fausser la concurrence et de favoriser une mauvaise gestion des ressources publiques. Elles peuvent également affaiblir les institutions.
Responsabilité des dirigeants
Face à ces risques, le Premier ministre a rappelé la nécessité de placer l’intérêt national au-dessus des intérêts particuliers. Il a appelé les responsables publics à faire preuve d’intégrité et de courage dans la lutte contre la corruption. Il estime également qu’un changement des comportements et des mentalités doit accompagner cette démarche. De son côté, le Conseiller supérieur à la refondation a insisté sur plusieurs priorités. « Il s’agit notamment de renforcer la transparence dans la gestion publique, les mécanismes de contrôle et la responsabilité des dirigeants » souligne-t-il. Le respect de l’État de droit et l’égalité devant la loi figurent également parmi les conditions nécessaires.
Les échanges avec les experts britanniques doivent aider les autorités à identifier les faiblesses des institutions et à examiner des expériences internationales. Madagascar entend toutefois adapter les solutions à ses propres réalités.





