Escroquerie en ligne : Une troisième vague de ressortissants chinois transférés vers la Chine
Un troisième groupe de ressortissants chinois condamnés pour des infractions liées à l’escroquerie en ligne a quitté Madagascar le 26 octobre. Au total, 148 personnes ont déjà été transférées vers la Chine dans le cadre de cette affaire, selon les informations communiquées par le ministère de la Justice.
Trois transferts en moins de deux mois
Le transfert de 49 ressortissants chinois, le 26 octobre, marque une nouvelle étape dans cette affaire judiciaire. Il s’agit du troisième groupe renvoyé vers la Chine après les départs des 8 et 23 septembre. Ces ressortissants ont été condamnés par la justice malgache pour des infractions liées à l’escroquerie en ligne. Leur transfert leur permet de poursuivre l’exécution de leurs peines dans leur pays d’origine, a expliqué le ministère de la Justice. Cette opération porte à 148 le nombre de ressortissants chinois transférés dans le cadre de cette affaire, selon le bilan communiqué par les autorités malgaches. Le dispositif repose sur une coopération judiciaire entre Madagascar et la Chine, qui permet d’organiser le transfert des personnes condamnées dans le respect des mécanismes juridiques applicables.
La Convention de Palerme comme cadre juridique
Ces transferts s’inscrivent dans le cadre de la Convention des Nations unies contre la criminalité transnationale organisée, plus connue sous le nom de Convention de Palerme. Adopté en 2000, ce traité international vise notamment à renforcer la coopération entre les États dans la lutte contre les réseaux criminels opérant au-delà des frontières. Madagascar a rejoint cette convention en 2005. Ce cadre juridique a notamment permis au pays de conclure un accord de coopération judiciaire avec la Chine, sur lequel s’appuient les transferts de ressortissants condamnés. Le recours à ce mécanisme permet aux deux pays de coordonner le traitement judiciaire de dossiers impliquant des ressortissants étrangers. Avec ce troisième transfert, la coopération entre les autorités malgaches et chinoises se poursuit dans une affaire liée à la cybercriminalité, dont les ramifications dépassent les frontières nationales.





