Pêche crevettière - Priorité budgétaire à la région de Sofia
Deux rencontres organisées en octobre ont porté sur la gestion de la pêche crevettière, les conditions de vie des pêcheurs et leur sécurité en mer.
Conditions de vie des pêcheurs
Pour 2026, le comité de cogestion de la pêche crevettière côtière de la zone B prévoit de consacrer 60 % de son budget à la région de Sofia et 40 % à celle de Boeny. Cette répartition a été présentée lors d’une réunion organisée à Antsohihy le 19 octobre 2026. La rencontre visait à évaluer les activités menées en 2025 et à définir de nouvelles actions pour améliorer la gestion du secteur. La zone B s’étend d’Analalava à Katsepy et couvre les régions de Sofia et de Boeny.
Dirigée par le directeur chargé de la Pêche et son équipe technique, la réunion a rassemblé le directeur régional de la Pêche de Sofia, le député d’Analalava, Jérôme Mananko, des représentants du Centre de surveillance des pêches (CSP), les entreprises SOMAPECHE et REFRIIGEPECHE, des pêcheurs ainsi que des membres de la société civile. Les participants ont examiné les résultats de l’année 2025 et discuté des stratégies à mettre en place pour développer le secteur. Ils ont également préparé des visites sur le terrain afin de suivre les conditions de vie des pêcheurs et de mieux comprendre leurs difficultés.
Trois conventions à l’étude
Par ailleurs, du 14 au 16 octobre 2026, l’Agence portuaire, maritime et fluviale (APMF), avec le soutien du WWF, a organisé un atelier national à Anosy, Antananarivo. Les échanges ont porté sur la ratification éventuelle par Madagascar de trois conventions internationales relatives à la sécurité des navires de pêche et aux conditions de travail en mer. Les participants ont étudié la Convention du Cap de 2012 sur la sécurité des navires de pêche, la Convention STCW-F de 1995 sur la formation et la veille du personnel navigant, ainsi que la Convention n° 188 de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur les conditions de travail dans le secteur de la pêche.
Durant les trois jours, les discussions ont porté sur les exigences de ces textes, leurs avantages pour et les adaptations nécessaires à leur application. Le renforcement des compétences des acteurs concernés figurait également parmi les sujets abordés. Les recommandations issues de l’atelier seront transmises aux autorités compétentes afin d’éclairer leur décision sur une éventuelle ratification.





