Gouvernance : Torohy, une plateforme pour signaler les fraudes fiscales
Le ministère de l’Économie et des Finances a lancé officiellement, le 9 octobre 2026 à Anosy, la plateforme numérique TOROHY, destinée au signalement des actes de corruption et de fraude fiscale. Présenté par la Direction générale des impôts (DGI), cet outil permet aux citoyens de dénoncer des faits présumés impliquant aussi bien des agents des impôts que des contribuables.
Un outil accessible aux citoyens
TOROHY se veut un canal de signalement des pratiques susceptibles de constituer des actes de corruption ou des infractions liées à la fiscalité. Les citoyens peuvent ainsi rapporter les faits observés au sein des services de la DGI, mais aussi ceux impliquant d’autres contribuables. Cette initiative vise à renforcer la transparence dans l’administration fiscale et à améliorer la mobilisation des recettes publiques. La plateforme doit également faciliter le traitement des signalements et contribuer à la lutte contre les pratiques illégales.
Selon le ministre de l’Économie et des Finances, le Dr Ramiarison Herinjatovo Aimé, les pertes liées à la fraude fiscale et à la corruption pourraient atteindre 5 % du produit intérieur brut (PIB), soit environ 800 millions de dollars par an. La mise en place de TOROHY s’inscrit ainsi dans une démarche de protection des ressources publiques.
Le dispositif est développé avec la collaboration de plusieurs organismes engagés dans la lutte contre la corruption et la promotion de l’intégrité, dont le BIANCO, Transparency International, l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), le Comité pour la sauvegarde de l’intégrité (CSI) et le SAMIFIN.
Une initiative appelée à s’étendre
Lors du lancement, le président de la Refondation de la République, le colonel Michaël Randrianirina, a souligné la nécessité pour les autres administrations publiques de suivre cette démarche. Une extension du dispositif est notamment attendue auprès de la Direction générale des douanes (DGD) et de la Direction générale du Trésor (DGT).
Avec TOROHY, les autorités souhaitent faire de la lutte contre la corruption une responsabilité partagée entre l’administration et les citoyens. La réduction de ces pratiques doit contribuer à accroître les recettes de l’État et à mieux protéger les finances publiques.





