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Nationale

Eau, hygiène et assainissement à l'école : le rapport conjoint OMS-UNICEF pointe les lacunes à Madagascar

24/09/2026 09:03 © Moov.Mg

Des services d’assainissement de base qui font défaut

Seules 46 % des écoles à Madagascar disposent d’installations sanitaires améliorées, selon le rapport « Progrès en matière d’eau potable, d’assainissement et d’hygiène dans les écoles 2015-2025 », publié par le Programme commun de suivi de l’OMS et de l’UNICEF. Ce taux place le pays au dernier rang des pays étudiés en matière de couverture en installations sanitaires améliorées. L’accès à des toilettes améliorées ne signifie toutefois pas systématiquement que les élèves bénéficient d’un service d’assainissement de base. À Madagascar, seuls 31 % des établissements scolaires répondent aux critères de ce niveau de service.

Pour être considéré comme élémentaire, le service d’assainissement doit notamment disposer d’installations améliorées, utilisables et fonctionnelles, offrant suffisamment d’intimité et des toilettes séparées pour les filles et les garçons. Le faible taux enregistré à Madagascar souligne ainsi l’écart entre la présence d’équipements sanitaires et la possibilité, pour les élèves, de les utiliser dans des conditions adéquates. Cette situation s’inscrit dans un contexte mondial préoccupant. En 2025, environ 460 millions d’enfants en âge scolaire ne disposaient pas de services d’assainissement de base dans leur établissement.

L’accès à l’eau et à l’hygiène également limité

Les insuffisances ne concernent pas uniquement les sanitaires. Le rapport indique que 53 % des écoles malgaches ne disposent d’aucun service d’approvisionnement en eau. Le constat est encore plus marqué pour l’hygiène, avec 82 % des établissements dépourvus de tout service dans ce domaine. À l’échelle de l’Afrique subsaharienne, 57 % des écoles ne bénéficiaient pas de services d’assainissement de base en 2025. Ces chiffres mettent en évidence l’ampleur des besoins dans la région, où de nombreux élèves fréquentent encore des établissements sans accès adéquat à l’eau, aux toilettes ou aux dispositifs d’hygiène.

Les nouvelles estimations du JMP doivent notamment permettre aux gouvernements et à leurs partenaires d’identifier les lacunes, d’améliorer le suivi national et d’accélérer les actions en faveur de meilleures conditions sanitaires dans les établissements scolaires.

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