Insertion professionnelle : 300 jeunes bénéficient d’une formation gratuite sur la culture entrepreneuriale
Trois cents jeunes universitaires bénéficient d’une formation gratuite sur la culture entrepreneuriale et l’insertion professionnelle. Lancée ce 15 septembre à Antananarivo, l’initiative veut mieux préparer les jeunes aux attentes des entreprises et leur donner des outils pour construire leur propre activité.
Des outils pour entrer dans le monde professionnel
Organisée par le ministère de l’Industrialisation et du Développement du Secteur Privé (MIDSP), le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (MESUPRES), Le CEENTRE et le Projet PIC, la formation se déroule du 15 au 18 septembre à l’Immeuble Plan Anosy.
Le programme s’étale sur quatre demi-journées. Les participants commencent par identifier leur profil et leurs perspectives de carrière. Ils abordent ensuite les outils nécessaires pour rechercher un emploi, notamment la préparation du CV, la lettre de motivation et l’entretien d’embauche.
La formation va toutefois au-delà de la recherche d’un emploi salarié. Une partie du programme est consacrée au « mindset » et à la culture entrepreneuriale. Les jeunes apprennent également à présenter leurs idées à travers des pitchs et participent à des simulations d’entretien.
Une demande qui dépasse largement les places disponibles
L’intérêt des jeunes pour cette initiative s’est rapidement manifesté. Près de 1 500 candidatures ont été reçues pour seulement 300 places. « Ils étaient près de 1 500 à avoir envoyé leurs dossiers, mais nous n'avons pu retenir que 300 », indique Riveltd Rakotomanana, directeur de Le CEENTRE. Cette demande intervient dans un contexte où des millions de jeunes arrivent chaque année sur le marché du travail à Madagascar. Beaucoup peuvent cependant manquer de repères sur les choix professionnels qui s’offrent à eux. « En dehors de travailler dans une entreprise, il est aussi possible de créer son propre emploi », rappelle le directeur.
Pour Tatamiarisoa Manankoraisina Landry, secrétaire général du MIDSP, les 1 200 candidats non retenus montrent aussi l’intérêt pour ce type d’accompagnement. Le MIDSP avec le MESURPES envisagent ainsi d’étendre progressivement la formation dans les régions, avec Toliara comme prochaine étape annoncée.
À terme, les organisateurs espèrent que les jeunes repartent avec des CV améliorés, une meilleure connaissance du monde professionnel, des projets esquissés et un réseau utile à leur insertion.




