Santé publique : Madagascar affine la stratégie de prévention du choléra pour mieux cibler les zones à risque
Madagascar renforce sa stratégie de prévention du choléra en travaillant sur l’identification des zones les plus exposées. Les 9 et 10 septembre 2026 à Antananarivo, le ministère de la Santé publique, avec l’appui de l’OMS, a réuni plusieurs acteurs pour mieux orienter les futures interventions.
Mieux identifier les zones prioritaires
La démarche vise à identifier les zones d’interventions multisectorielles prioritaires, ou PAMI, pour prévenir et lutter contre le choléra. L’objectif est de mieux cibler les actions en fonction des risques propres à chaque zone. Pour y parvenir, les participants s’appuient sur les données disponibles, l’expérience acquise par Madagascar et les connaissances des acteurs présents sur le terrain. Des représentants de zones ayant déjà connu des épisodes importants ont notamment participé aux échanges.
L’ancienne province de Mahajanga figure parmi les territoires concernés par cette réflexion. Elle avait été particulièrement touchée lors de l’épidémie de choléra de 1999-2000. Le retour d’expérience de ces zones permet ainsi de mieux prendre en compte les facteurs qui peuvent favoriser la propagation de la maladie.
Cette approche doit aider à concentrer les moyens et les efforts sur les territoires présentant les risques les plus élevés.
Une réponse qui mobilise plusieurs secteurs
La prévention du choléra ne repose pas uniquement sur le secteur de la santé. L’accès à l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement jouent également un rôle important dans la réduction des risques. C’est pourquoi plusieurs secteurs ont été associés à cet exercice. Leur collaboration doit permettre de mieux coordonner les actions de prévention, de surveillance et de riposte en cas de menace.
L’identification des zones prioritaires constitue ainsi une étape dans le perfectionnement de la stratégie nationale. Elle doit servir à orienter les prochaines interventions et à renforcer la préparation face à une éventuelle résurgence du choléra.
À travers cet accompagnement, l’Organisation mondiale de la santé soutient le ministère de la Santé publique et ses partenaires dans leurs efforts d’anticipation. L’enjeu est de mieux agir en amont, plutôt que d’attendre l’apparition de foyers pour intervenir.




