Pêche artisanale : La place des communautés côtières malgaches défendue au sommet de Rome
Madagascar a participé au troisième Sommet international sur la petite pêche, organisé du 4 au 6 septembre 2026 au siège de la FAO, à Rome, en Italie. La délégation malgache, conduite par le ministre de la Pêche et de l’Économie bleue, Professeur Maharavo Jean, a présenté les efforts du pays pour développer une pêche artisanale durable et renforcer le rôle des communautés côtières dans la gestion des ressources marines.
Une activité essentielle pour les communautés
À Madagascar, la petite pêche représente 67 % de la production halieutique nationale, fait savoir le WWF. Cette activité constitue une source importante de revenus et de nourriture pour de nombreuses familles vivant sur les côtes. La santé des océans et la disponibilité des ressources marines sont donc directement liées aux conditions de vie de ces communautés.
Le sommet de Rome a réuni des pêcheurs, des organisations, des gouvernements et des partenaires internationaux. Les échanges ont porté sur la mise en œuvre des Directives volontaires visant à assurer la durabilité de la pêche artisanale. Lors de son intervention, le ministre Maharavo Jean a présenté les actions engagées par Madagascar, notamment à travers la Politique nationale de la petite pêche (PAN-PP). Il a également évoqué les défis qui restent à relever et appelé les partenaires techniques et financiers à renforcer leur soutien à la mise en œuvre de cette stratégie.
Les communautés au cœur des décisions
La participation malgache a aussi été portée par WWF Madagascar. Jérémie Ndriamanja, responsable de la petite pêche au sein de l’organisation, a pris part aux discussions consacrées aux Directives SSF. WWF Madagascar a notamment partagé les expériences liées aux Aires marines et de pêche, gérées localement (AMGL/APGL). Ces initiatives placent les communautés côtières au centre de la gestion des ressources marines.
Pour Jérémie Ndriamanja, les populations ne doivent pas être considérées uniquement comme des bénéficiaires des actions de conservation. Elles doivent aussi participer pleinement aux décisions concernant les ressources dont elles dépendent. Des rencontres avec des partenaires internationaux, ainsi qu’avec des réseaux africains comme FISHNET, ORCA et AU-IBAR, ont permis de comparer les expériences et d’identifier de nouvelles possibilités de coopération.
À travers cette participation, Madagascar souhaite renforcer la mise en œuvre de sa PAN-PP, améliorer la gestion locale de la petite pêche et faire entendre la voix des communautés côtières dans les décisions internationales.




