Nosy Iranja vue du ciel : le cliché d’un photographe français, en finale de l’Ocean Photographer of the Year
Un paysage emblématique de Madagascar s’invite parmi les images finalistes d’un prestigieux concours international de photographie marine. Prise par drone à Nosy Iranja par Rémi Conte, photographe et biologiste marin, la photo met en valeur la beauté du site, mais aussi le lien étroit entre les populations insulaires et l’océan.
Une image de Nosy Iranja, parmi les meilleures
Le 13 août dernier, Rémi Conte a appris une nouvelle qui récompense son travail de photographe marin : l’un de ses clichés figure parmi les 84 images finalistes de l’Ocean Photographer of the Year 2026, organisé par Oceanographic magazine. Parmi les milliers de candidatures reçues, seule une petite partie a ainsi été retenue pour la finale. Le cliché distingué a été réalisé à Nosy Iranja, alors que le photographe y travaillait comme guide naturaliste. Pris par drone, il offre une vue aérienne spectaculaire d’un paisible village insulaire, entouré par les eaux turquoise de l’océan.
À travers cette photographie, Nosy Iranja apparaît sous un angle qui permet de saisir toute la singularité du site. L’archipel est notamment connu pour ses deux îlots, Nosy Iranja Be et Nosy Iranja Kely, reliés par un banc de sable blanc d’environ deux kilomètres. À marée basse, cette bande de sable immaculée forme un trait lumineux au milieu des eaux turquoise. Le paysage associe ainsi sable blanc, lagon et végétation tropicale, donnant à Nosy Iranja l’une des silhouettes les plus reconnaissables du littoral malgache.
« Montrer le lien entre les humains et l’océan »
La richesse du site ne se limite toutefois pas à ses paysages. L’île abrite également une importante biodiversité terrestre et marine. Des tortues marines viennent notamment y pondre leurs œufs, tandis que les eaux environnantes constituent un espace privilégié pour l’observation de la faune marine. Pour Rémi Conte, le choix de cette image répond à une intention précise. Il ne cherchait pas uniquement à montrer un paysage spectaculaire.
« Je voulais vraiment montrer le lien entre les humains et l’océan, cet océan qui est au cœur de la vie de certaines personnes. » Cette approche distingue son cliché des photographies sous-marines centrées sur les animaux marins, souvent associées à ce type de compétition. Le photographe reconnaît d’ailleurs avoir été surpris par sa sélection.
Âgé de 27 ans et installé en Polynésie, Rémi Conte possède une formation en biologie marine. Son parcours l’a conduit de la Méditerranée aux Caraïbes, en passant notamment par Madagascar et la Polynésie. Il s’était déjà illustré, en début d’année, en décrochant la troisième place dans la catégorie « Compact » du concours Underwater Photographer of the Year, grâce à une photographie réalisée dans le lagon de Fakarava, en Polynésie. La finale de l’Ocean Photographer of the Year 2026 doit se tenir le 10 septembre à Londres. Les lauréats des différentes catégories ainsi que le grand vainqueur y seront annoncés. En attendant, le cliché de Nosy Iranja offre déjà à ce joyau malgache une vitrine internationale.




