• Cours de change
  • 4 399,93 AR
  • |
  • $3 987,83 AR
Copyright Image : © Pam/Tsiory Andriantsoarana
Image
Nationale

Période de soudure : le PAM a assisté plus de 537 000 personnes dans le Grand Sud de Madagascar

31/08/2026 12:02 © Moov.Mg

La réponse d’urgence à la période de soudure 2025-2026 s’achève dans le Grand Sud de Madagascar. Le PAM indique avoir porté assistance à 537 635 personnes, alors que les perspectives climatiques font craindre une nouvelle dégradation de la sécurité alimentaire.

Plus d’un demi-million de personnes soutenues

Le mois de juillet a marqué le sixième et dernier cycle de la réponse du Programme alimentaire mondial (PAM) à la période de soudure 2025-2026 dans le Grand Sud. Au total, 537 635 personnes ont bénéficié de cette assistance humanitaire destinée aux populations confrontées à l’insécurité alimentaire. Pour le seul mois de juillet, plus de 528 000 personnes ont été assistées, tandis que 239 000 dollars ont été distribués sous forme d’aide monétaire directe. Cette intervention s’inscrit dans un contexte de vulnérabilité persistante, marqué par les effets des chocs climatiques et les difficultés économiques.

À l’échelle nationale, environ 40 % des ménages sont en situation d’insécurité alimentaire, selon l’Évaluation d’urgence de la sécurité alimentaire (EFSA), réalisée auprès de 10 000 ménages dans 120 districts. Dans le Grand Sud, la proportion atteint 70 %. Dans les zones affectées par les récents cyclones, elle se situe encore entre 35 et 50 %. La fin de cette réponse d’urgence ne signifie pas pour autant la fin des besoins. Actuellement, 2,6 millions de personnes, soit environ 8 % de la population, se trouvent en phase de Crise (IPC 3) ou d’Urgence (IPC 4). Ce nombre pourrait atteindre 3,7 millions, soit 11 % de la population, au début de 2027, lors de la prochaine période de soudure.

Anticiper plutôt que réagir

Cette perspective est d’autant plus préoccupante que les prévisions climatiques annoncent un épisode El Niño de forte intensité. Le premier bulletin national de surveillance de la sécheresse, publié en juillet, alerte notamment sur les risques de déficit pluviométrique et de fortes chaleurs, avec des conséquences potentielles sur les récoltes. Face à cette menace, le PAM insiste sur l’importance de l’alerte précoce et de l’action anticipée. Avec la Direction générale de la météorologie, le Bureau National de Gestion des Risques et Catastrophes (BNGRC) et l’UNICEF, l’agence onusienne travaille à l’élaboration d’une feuille de route 2026-2028 destinée à mieux préparer les communautés aux futurs chocs. L’objectif est notamment de rapprocher les prévisions scientifiques des savoirs locaux afin de permettre une intervention avant que les conséquences d’une sécheresse ou d’un autre choc climatique ne s’aggravent.

Renforcer la résilience des communautés

Le PAM poursuit également des interventions visant à renforcer la résilience des communautés. Pour l’année scolaire 2026-2027, 1 126 écoles dans neuf régions bénéficieront ainsi d’un appui alimentaire scolaire. Dans le domaine de la nutrition, 29 nouveaux centres FARNE ont été ouverts dans le Sud grâce à l’initiative MIARO. Le programme conjoint PAM-UNICEF renforce également la prise en charge de la malnutrition aiguë chez les femmes enceintes et allaitantes. L’appui concerne aussi la production agricole. En juillet, 63 organisations paysannes ont été structurées en coopératives, lesquelles ont vendu 100 tonnes de produits locaux destinés notamment aux cantines scolaires. Par ailleurs, 18,2 km de canaux d’irrigation réhabilités dans le Grand Sud permettent désormais d’irriguer 82 hectares au bénéfice de 875 producteurs.

Pour maintenir ses opérations au cours des six prochains mois et préparer les prochaines saisons cycloniques et de soudure, le PAM estime avoir besoin de 44,1 millions de dollars entre août 2026 et janvier 2027. Sur les 135,3 millions de dollars nécessaires pour l’ensemble de ses opérations en 2026, seuls 26,6 millions de dollars étaient financés au moment de la publication de la note. Pour le PAM, la mobilisation rapide de ressources reste donc essentielle pour préserver les acquis en matière de nutrition et de résilience et maintenir la capacité d’intervention face aux prochains chocs.

Lire la suite

Articles Similaires