Accord international sur le cacao de 2026 : Madagascar renforce ses ambitions sur le marché mondial
Madagascar a signé, ce jeudi 27 août 2026, l’Accord international sur le cacao de 2026. À travers cet engagement, le pays entend consolider sa place sur le marché mondial, préserver la qualité reconnue de son cacao et renforcer une filière appelée à créer davantage de valeur pour les producteurs et l’économie nationale.
La cérémonie de signature s’est tenue à Antaninarenina, à Antananarivo, en présence de Michel Arrion, directeur exécutif de l’Organisation internationale du cacao (ICCO). Pour les autorités malgaches, cet accord constitue un levier supplémentaire pour renforcer la compétitivité et la durabilité d’une filière dont le produit bénéficie déjà d’une reconnaissance particulière sur le marché international.
Un cacao malgache à forte valeur ajoutée
Madagascar dispose d’un atout majeur : 100 % de son cacao exporté est classé dans la catégorie des « cacaos fins ou aromatiques ». Une distinction qui, selon le Gouvernement, confère au pays une position particulière et soutient la valeur de sa production sur les marchés internationaux.
La ministre du Commerce et de la Consommation, Haingotiana Andriamadison, estime que la signature de l’accord permettra notamment de renforcer la position de Madagascar sur la scène internationale. L’enjeu est de poursuivre les efforts engagés pour améliorer la qualité et la traçabilité du cacao, développer la transformation locale et ouvrir de nouveaux débouchés commerciaux. L’accord doit également favoriser le dialogue entre les pays producteurs et consommateurs. Madagascar pourrait, dans ce cadre, accéder à des appuis financiers et techniques destinés à améliorer encore la qualité de sa production et à soutenir le développement de la filière.
Produire davantage, sans perdre en qualité
L’augmentation de la production constitue toutefois un défi. Michel Arrion a souligné que Madagascar devra se préparer à une concurrence croissante. Selon lui, le développement de la filière doit reposer à la fois sur la qualité et sur une progression maîtrisée des volumes. Une production accrue ne doit pas, pour autant, contribuer à créer un excédent sur le marché mondial, susceptible de peser sur les prix. Le directeur exécutif de l’ICCO a également insisté sur l’importance de soutenir la demande en cacao, alors que certains industriels du chocolat recourent davantage à des produits de substitution.
Pour Madagascar, l’objectif est donc de trouver un équilibre entre l’augmentation de la production et la préservation du positionnement du cacao malgache, reconnu pour ses caractéristiques aromatiques.
Les producteurs au cœur des enjeux
La valorisation de la filière doit également bénéficier aux producteurs. La ministre du Commerce et de la Consommation a rappelé l’importance d’un prix équitable et de la création d’emplois dans les zones de production. Le Premier ministre, Mamitiana Rajaonarivelo, a pour sa part évoqué la possibilité de faciliter l’acquisition de terrains par les exploitants de la filière cacao afin de leur permettre d’élargir leur production.
Concernant les prix, la ministre a indiqué que Madagascar reste soumis aux évolutions de l’offre et de la demande sur le marché international. Après une baisse observée en 2024, les cours ont commencé à repartir à la hausse, une évolution qui se répercute également sur le marché intérieur.
Organisée par le ministère du Commerce et de la Consommation, en collaboration avec le Conseil national du cacao, la signature de l’Accord international sur le cacao de 2026 s’inscrit ainsi dans une stratégie plus large de valorisation de la production nationale.




