Développement : Antananarivo lance sa Structure locale de concertation
La nouvelle Structure locale de concertation entend rapprocher les décisions communales des préoccupations des citoyens.
Une nouvelle structure
Les représentants de la commune, les services techniques de l’État, les opérateurs économiques, la société civile, les associations de femmes et de jeunes, les personnes vulnérables ainsi que les représentants des fokontany pourront participer à la Structure locale de concertation (SLC), ou Rafitra Ifotony Fikaonan-doha (RIF), officiellement lancée à Antananarivo. Le lancement s’est déroulé au Palais de la Ville d’Analakely, sous la conduite du président de la délégation spéciale de la commune urbaine d’Antananarivo, Ralambomanana Feno. La SLC doit rapprocher les citoyens, les autorités locales et les différents acteurs engagés dans le développement de la capitale.
Cette structure offre un espace de dialogue sur plusieurs sujets liés à la vie de la commune. Les échanges peuvent notamment porter sur les projets de développement, le budget, les partenariats et les actions destinées à améliorer les conditions de vie de la population. La SLC ne prend toutefois pas de décisions. Elle recueille les avis des différents acteurs et formule des propositions aux responsables communaux. Sa mise en place s’appuie sur l’article 15 de la loi organique n° 2014-018.
Une participation encadrée
Les groupes concernés proposent leurs représentants, ensuite désignés par le maire à travers un arrêté communal. Le maire dirige la SLC et peut convoquer les réunions. Un tiers des membres peut également demander la tenue d’une réunion. Selon les sujets abordés, des personnes disposant de compétences particulières peuvent rejoindre les discussions. Les membres ne reçoivent ni salaire ni indemnité pour leur participation. Chaque réunion doit faire l’objet d’un procès-verbal. Les résultats des échanges doivent ensuite être communiqués au public. Cette démarche vise à renforcer la transparence et la redevabilité dans la gestion communale.
La SLC repose notamment sur le dialogue, la transparence, le respect des droits humains et la non-discrimination. Elle doit permettre aux citoyens et aux différents acteurs de participer davantage à la définition des priorités de développement de la commune. « Le RIF ne doit pas devenir un espace dominé par les intérêts particuliers. Il doit servir la population. Nous appelons donc chacun à participer et à exprimer ses idées pour le développement de la ville », a déclaré Ralambomanana Feno lors du lancement.




