Papa James : Le salegy malgache perd l’un de ses ambassadeurs
Le monde de la musique malgache est en deuil. Papa James est décédé lundi soir en Afrique du Sud, où il vivait depuis plusieurs années. Chanteur, compositeur et percussionniste, il avait notamment contribué à faire connaître le salegy au-delà des frontières de Madagascar.
Une carrière entre scène et musique
Le nom de Papa James reste associé à plusieurs chansons qui ont marqué son parcours, parmi lesquelles « Tiako ianao », « Lalana tavela ampitan-drano » et « Marary ngoma ». Il s’était également fait connaître en reprenant des titres de Johnny Hallyday, aussi bien à Antananarivo que dans le nord de Madagascar. Avant de s’imposer dans la musique, il avait travaillé comme danseur au Hilton Madagascar. Par la suite, il a développé plusieurs facettes artistiques, passant du chant à la composition et aux percussions. Même après son installation en Afrique du Sud, Papa James n’avait pas abandonné la musique. Il y poursuivait ses activités artistiques et avait notamment participé à la diffusion du salegy auprès du public local. Son parcours aurait également pu connaître un nouveau chapitre à Madagascar. Rossy envisageait depuis plusieurs années d’organiser un spectacle en son honneur dans le pays. Le projet n’aura finalement pas pu voir le jour du vivant de l’artiste.
Un retour au pays qui n’aura pas eu lieu
Les dernières années de Papa James ont été marquées par une épreuve difficile. Quelques mois avant sa disparition, il avait été victime de violences liées aux discriminations en Afrique du Sud. Le restaurant qu’il avait créé pour assurer ses revenus et ses conditions de vie avait notamment été pillé. Cet épisode aurait lourdement affecté son état de santé. Sa disparition intervient ainsi après une période particulièrement éprouvante pour l’artiste. Sa famille prépare désormais le rapatriement de sa dépouille vers Madagascar. Selon son épouse, Mama James, Papa James souhaitait depuis longtemps revenir au pays avant sa mort. Ce retour ne se fera finalement qu’après sa disparition. Pour ses proches et pour le monde artistique malgache, il reste le souvenir d’un musicien qui aura consacré une grande partie de sa vie à la scène et continué à faire vivre la musique malgache, même loin de son pays.




