Hôpital militaire de Soavinandriana : Le CENHOSOA célèbre 135 ans d’histoire et de soins
Le Centre hospitalier de Soavinandriana (CENHOSOA) célèbre cette année son 135e anniversaire. L’ouverture officielle des activités de célébration s’est tenue, ce 19 août, par un culte œcuménique.
Fondé en 1889 sous le règne de Ranavalona III, l’établissement a évolué au fil des périodes et des changements de nom. Aujourd’hui, il reste un établissement de référence à Madagascar, avec des services allant des consultations aux interventions spécialisées.
Un hôpital marqué par 135 ans d’histoire
L’histoire du CENHOSOA remonte à 1889. Le 13 août 1891, l’établissement a été officiellement ouvert sous le nom de « Trano Fitsabo Isoavinandriana ». Sa gestion a ensuite connu plusieurs changements. Pendant la période coloniale, l’hôpital a été placé sous l’administration française. Il a notamment porté le nom d’« Hôpital Colonial de Soavinandriana ». En 1957, il est devenu l’« Hôpital Girard et Robic », en hommage à deux médecins français morts pendant la Seconde Guerre mondiale.
En 1977, l’établissement est revenu sous administration malgache. Il a alors pris le nom d’« Hôpitaly Miaramila » (HOMI), sous la tutelle du ministère de la Défense. Le 12 janvier 1993, il est devenu le « Centre Hospitalier de Soavinandriana », avant de passer sous la tutelle du ministère de la Population.
Aujourd’hui, le CENHOSOA accueille également les fonctionnaires et leurs familles. « Le CENHOSOA est un hôpital qui prend en charge les fonctionnaires. Tout est pris en charge, du diagnostic au traitement », explique le directeur général, le Professeur Général Ratovondrainy Willy.
Des soins spécialisés au cœur de l’offre
L’établissement propose aussi des soins spécialisés. Parmi eux, la chirurgie cardiaque occupe une place importante. Les premières opérations du cœur ont commencé en 2014, avec des interventions à cœur fermé. Depuis 2024, l’hôpital réalise également des opérations à cœur ouvert. Cette activité est menée avec l’ONG Chaîne de l’Espoir et concerne pour le moment les enfants et les jeunes. « Le but est d’éviter de les envoyer à l’étranger puisque le budget pour un traitement peut dépasser les 1 600 euros », précise le directeur général. Depuis le début de cette collaboration, sept missions de chirurgie cardiaque ont été réalisées. Environ 30 patients ont déjà été pris en charge et sont aujourd’hui en bonne santé. Une nouvelle mission est prévue en septembre ou octobre.
Le CENHOSOA dispose également de services spécialisés, dont l’IRM. L’hôpital développe en parallèle ses infrastructures, notamment avec des panneaux solaires et un système d’approvisionnement en eau. Ces équipements doivent renforcer la qualité des soins et les conditions de travail du personnel.




