Industrialisation - Madagascar vise 30 % du PIB d’ici 2040
À l’horizon 2040, Madagascar ambitionne de doubler presque la contribution de l’industrie au PIB, actuellement estimée à près de 15 %.
Une nouvelle ambition
Plusieurs priorités ont été définies pour développer l’industrie à Madagascar. Ces actions concernent notamment les infrastructures et la transformation des produits agricoles. De plus, ces efforts visent à mieux valoriser les ressources minières. Ils doivent également permettre aux PME de participer davantage au développement industriel. Ces orientations ont été présentées lors du 46e Sommet des chefs d’État et de gouvernement de la SADC. Madagascar y a participé sous la conduite du président de la Refondation, le Colonel RANDRIANIRINA Michaël. Le sommet a notamment porté sur une industrialisation résiliente, durable et inclusive.
Dans le cadre de la vision de « Refondation », Madagascar vise une contribution de l’industrie à hauteur d’environ 30 % du produit intérieur brut (PIB) d’ici 2040, contre près de 15 % actuellement. « Cette ambition vise à créer plus de richesses et d’emplois, notamment pour les jeunes, et à améliorer les conditions de vie de la population » selon les autorités.
Des échanges plus fluides
La transformation locale des ressources minières figure parmi les principaux axes. Le graphite, le nickel, le cobalt et l’ilménite présentent notamment un potentiel important. Le pays souhaite développer davantage les activités de transformation sur son territoire afin de mieux valoriser ses ressources avant leur commercialisation. Le développement industriel passe également par l’amélioration des infrastructures. Pour le ministère du Commerce et de la Consommation, la facilitation des échanges commerciaux nécessite des progrès dans le transport, la logistique et les réseaux routiers.
Pays insulaire, Madagascar cherche ainsi à renforcer ses échanges avec les autres membres de la SADC. L’amélioration des infrastructures de transport et de la logistique doit faciliter la circulation des marchandises et soutenir les producteurs, les opérateurs économiques et les PME. Une meilleure organisation des échanges peut aussi profiter directement aux consommateurs. Une circulation plus fluide des produits peut améliorer l’approvisionnement, renforcer la concurrence et contribuer à une meilleure maîtrise des prix.




