• Cours de change
  • 4 399,93 AR
  • |
  • $3 987,83 AR
Copyright Image : © Phys
Image
Nationale

Découverte de l’Adansonia bozy : Madagascar compte désormais sept espèces de baobabs endémiques

17/08/2026 11:27 © Moov.Mg

Une nouvelle espèce de baobab vient d’être officiellement identifiée dans le nord de Madagascar. Baptisée Adansonia bozy, elle était jusqu’ici considérée comme une population d’Adansonia za. Cette découverte porte à huit le nombre d’espèces de baobabs présentes sur la Grande Île, dont sept sont endémiques. Elle met aussi en lumière la fragilité de cette biodiversité exceptionnelle.

Madagascar compte désormais sept espèces de baobabs endémiques, avec la reconnaissance de l’Adansonia bozy. L’espèce vient s’ajouter aux six autres baobabs malgaches déjà connus : Adansonia grandidieri, Adansonia suarezensis, Adansonia madagascariensis, Adansonia za, Adansonia rubrostipa et Adansonia perrieri. Une huitième espèce, Adansonia digitata, est également présente à Madagascar, mais elle appartient à la flore africaine continentale et a été introduite dans différentes régions du monde. À l’échelle de la planète, neuf espèces de baobabs sont actuellement connues : huit se trouvent donc à Madagascar, dont sept exclusivement sur la Grande Île.

Une analyse génétique qui a tout changé

L’identification de l’Adansonia bozy repose principalement sur une analyse génétique approfondie menée par des chercheurs de l’Université du Wisconsin-Madison, en collaboration avec le Jardin botanique du Missouri et l’Université d’État de l’Iowa. Leurs résultats ont été publiés dans la revue scientifique Taxon. Auparavant rattachés à l’Adansonia za, les baobabs concernés présentent des caractéristiques physiques proches de cette espèce. Mais l’analyse de centaines de séquences génétiques a montré qu’ils sont en réalité davantage apparentés à deux autres groupes de baobabs du nord de Madagascar.

Cette distinction est importante. Elle montre que certaines populations considérées comme appartenant à une même espèce peuvent en réalité avoir une histoire évolutive différente. Pour les chercheurs, d’autres espèces pourraient encore être découvertes dans les régions reculées de l’île.

Une espèce déjà menacée

La découverte scientifique s’accompagne d’une autre alerte : l’Adansonia bozy serait déjà menacée d’extinction. Sa répartition connue étant limitée, les chercheurs estiment que son statut mérite une attention particulière dans les politiques de conservation. Cette nouvelle classification pourrait également modifier l’évaluation de l’Adansonia za. En retirant de cette espèce les populations désormais attribuées à l’Adansonia bozy, son aire de répartition devient plus réduite. Son niveau de menace pourrait donc lui aussi être réévalué.

Pour les scientifiques, cette découverte rappelle que la connaissance de la biodiversité constitue une condition préalable à sa protection. Identifier précisément les espèces permet notamment de mieux cibler les efforts et les financements consacrés à leur conservation. L’étude ouvre enfin la voie à de nouvelles recherches. Les scientifiques soupçonnent notamment que l’Adansonia rubrostipa, une autre espèce largement répandue à Madagascar, pourrait, elle aussi, nécessiter une nouvelle classification.

Lire la suite

Articles Similaires