PSNDL 2026-2030 : Madagascar prépare une nouvelle stratégie pour ses laboratoires
Le ministère de la Santé publique a lancé, hier 8 août à Antsirabe, l’évaluation du Plan stratégique national de développement des laboratoires de surveillance (PSNDL) 2021-2025. Les travaux doivent également servir à préparer le PSNDL 2026-2030, avec l’objectif de renforcer les capacités de diagnostic, de surveillance et de réponse aux menaces sanitaires.
Laboratoires, un maillon essentiel de la santé publique
L’avenir du système national des laboratoires de surveillance est au centre d’un atelier organisé à Antsirabe, dans la région Vakinankaratra. Ouverte le 8 août 2026, la rencontre porte à la fois sur l’évaluation de la mise en œuvre du PSNDL 2021-2025 et sur l’élaboration du prochain plan couvrant la période 2026-2030. Experts, responsables techniques du secteur des laboratoires et partenaires participent aux travaux. Ils examinent les résultats obtenus au cours des cinq dernières années, tout en identifiant les difficultés rencontrées, les bonnes pratiques et les enseignements pouvant être intégrés à la prochaine stratégie.
Les laboratoires occupent une place importante dans le système de santé. Ils permettent notamment de confirmer biologiquement les maladies et fournissent des données nécessaires à la surveillance de leur circulation au sein de la population. Leur rôle intervient également lors des situations d’urgence sanitaire. Les capacités de diagnostic et de surveillance des laboratoires permettent aux autorités sanitaires de disposer d’informations utiles pour détecter les menaces et adapter la réponse, conformément au Règlement sanitaire international (RSI 2005).
Cinq axes retenus pour 2026-2030
Les réalités du terrain font également partie des éléments examinés durant l’atelier. Des représentants des Laboratoires d'Analyses Médicales Malagasy (LA2M) issus de sept régions participent aux échanges afin de partager leurs expériences et les difficultés rencontrées dans leurs structures respectives. Leur contribution doit permettre de mieux prendre en compte les besoins des laboratoires régionaux dans la définition des priorités du PSNDL 2026-2030. L’objectif est notamment de rapprocher les orientations nationales des réalités opérationnelles des structures chargées de la surveillance sanitaire.
Les conclusions de l’évaluation du PSNDL 2021-2025 serviront de base à la nouvelle stratégie. Plusieurs domaines sont déjà identifiés comme prioritaires : la qualité des laboratoires, la biosécurité et la sûreté biologique, la surveillance génomique, la gestion des informations sanitaires ainsi que la capacité de réponse rapide face aux menaces sanitaires. Ces différents axes concernent directement la capacité du pays à détecter et à suivre l’évolution des maladies. Le développement de la surveillance génomique doit notamment renforcer les moyens d’analyse des agents pathogènes et des éventuelles évolutions observées.
Renforcement des capacités des laboratoires
Présent à l’ouverture de l’atelier, le directeur général des Fournitures de santé (DGFS), Dr Tomboffeno Vagnono Jorondraza Jean Marc, a souligné l’importance du système de diagnostic dans l’amélioration de la qualité des services de santé et la protection de la population. Le renforcement des capacités des laboratoires constitue ainsi l’un des éléments envisagés pour améliorer la fiabilité et la disponibilité des données sanitaires. Il doit également contribuer à une réponse plus rapide lorsque surviennent des situations présentant un risque pour la santé publique.
L’atelier bénéficie du soutien de plusieurs partenaires et bailleurs, dont le projet STRIDES (Strengthening Infectious Disease Detection Systems), financé par l’ambassade des États-Unis. Selon le ministère de la Santé publique, cette collaboration contribue au développement des compétences et au renforcement des capacités du système national des laboratoires.




