Nécrologie : Sitraka Rakotobe, une plume tournée vers la culture
Le journalisme malgache est en deuil. Sitraka Rakotobe, journaliste culturel à La Vérité Hebdo, est décédé vendredi 7 août à l’âge de 36 ans, après un malaise survenu dans la matinée. Depuis ses débuts en 2016, il avait consacré une grande partie de son parcours à la culture et au monde artistique malgache.
Une carrière consacrée à la culture
Sitraka Rakotobe a fait de la culture son terrain de prédilection. Depuis ses débuts dans la presse en 2016, il a travaillé dans plusieurs rédactions malgaches. Il a commencé à L’Hebdo de Madagascar, avant de rejoindre L’Express de Madagascar comme journaliste culturel. Son parcours l’a ensuite conduit à Ao Raha et Madagascar Matin, puis à La Vérité et La Vérité Hebdo. Il y travaillait depuis cinq ans. Au fil des années, Sitraka s’était fait une place dans la presse culturelle. Ses articles s’intéressaient aux artistes, aux créations et aux phénomènes de société liés à la culture. Membre de l’association des journalistes culturels Sorakanto, il entretenait aussi des liens étroits avec le milieu artistique. Ses confrères se souviennent d’un journaliste exigeant, attaché à la qualité de ses textes. Grand lecteur de magazines français, il nourrissait une réelle curiosité pour son métier et accordait une attention particulière à ses sujets. Parmi ses derniers articles figurent « Jeu de “Ludo” : un passe-temps populaire devenu lucratif », publié le 3 avril, et « Photographie de grossesse et de nouveau-né : bien plus qu’une tendance », paru vendredi 7 août.
Une disparition qui bouleverse la presse
Sitraka Rakotobe est décédé à la suite d’un malaise survenu alors qu’il se trouvait sur un chantier. Malgré les secours, il n’a pas pu être sauvé. Quelques jours avant sa disparition, il avait encore des projets en tête. Selon une amie et consœur, il préparait notamment un projet culturel consacré à Nosy Be. Il venait également de célébrer son anniversaire, le 14 juillet. Le journaliste laisse derrière lui une fille et son épouse enceinte. Sa dépouille se trouve actuellement au Tsara Levenana, à Ambohibao. Les obsèques religieuses sont prévues dimanche à la FJKM Ambohitrombihavana. L’inhumation aura lieu à Andoharanofotsy Mahabo.
Sa disparition laisse une place vide dans les rédactions comme dans le milieu culturel. Ses confrères et les artistes qu’il accompagnait garderont le souvenir d’une plume passionnée, présente sur le terrain et attachée à la mise en valeur de la culture malgache.




