Santé publique : Un exercice de simulation pour renforcer la riposte face au risque d’Ebola
Madagascar se prépare au pire. Bien qu'aucun cas d'Ebola n'ait été enregistré dans la Grande Île, les autorités sanitaires et leurs partenaires renforcent leur niveau de préparation. Un exercice de simulation grandeur nature a été organisé à l'aéroport international d'Ivato afin de tester la capacité de réaction des différents services face à une éventuelle urgence sanitaire.
Trois scénarios réalistes pour tester la chaîne de réponse
Tester avec une scène réaliste. Face à l'intensification des déplacements internationaux, la surveillance aux frontières demeure un maillon essentiel de la sécurité sanitaire. C'est dans cette optique que l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) Madagascar & Comores, en collaboration avec le ministère de la Santé publique et plusieurs partenaires, a organisé un exercice de simulation (SIMEX) à l'aéroport international d'Ivato.
L'exercice reposait sur trois scénarios inspirés de situations réelles : la détection d'un cas suspect de maladie à virus Ebola lors du contrôle sanitaire à l'arrivée, son transfert sécurisé vers un centre de traitement spécialisé et la gestion d'un incident complexe au sein du point d'entrée. Ces simulations ont permis d'évaluer les procédures de surveillance, les mécanismes de coordination ainsi que l'application des mesures de prévention et de contrôle des infections.
Maintenir un haut niveau de vigilance
Si Madagascar reste à ce jour épargné par Ebola, plusieurs facteurs justifient le maintien d'un niveau élevé de préparation. Premièrement, il existe entre 1 000 et 1 500 voyageurs internationaux qui transitent quotidiennement par les points d'entrée du pays. À cela s'ajoutent les liaisons aériennes internationales, le trafic maritime commercial et informel, ainsi que la récente importation du virus Mpox Clade 1b, qui rappelle que le statut insulaire ne protège plus totalement contre les maladies émergentes.
L'exercice a ainsi mobilisé l'ensemble des acteurs présents aux frontières afin de tester la gestion des contacts, les protocoles d'isolement, les dispositifs de communication de crise et la coordination entre les différents services.
Pour l'OIM, ces exercices constituent un levier essentiel pour renforcer durablement les capacités nationales face aux risques sanitaires. En améliorant la détection précoce et la rapidité de la réponse, ils contribuent à protéger la population tout en favorisant une mobilité humaine sûre, ordonnée et régulière.




