Toamasina : L’UNESCO mobilise 120 000 dollars pour restaurer le musée Vavitiana
En visite à Mahazoarivo, la directrice du bureau régional de l'UNESCO pour l'Afrique de l'Est a annoncé une contribution de 120 000 dollars destinée à la réhabilitation du musée Vavitiana et des radios communautaires de Toamasina, endommagés par le cyclone Gezani.
Un appui pour préserver le patrimoine culturel
La reconstruction de Toamasina après le passage du cyclone Gezani bénéficie d'un nouveau soutien. Reçu par le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison, la directrice du bureau régional de l'UNESCO pour l'Afrique de l'Est, Louise Haxthausen, a confirmé une aide de 120 000 dollars, soit plus de 85 millions d'ariary, pour financer la rénovation du musée Vavitiana ainsi que la remise en état des radios communautaires sinistrées.
Situé dans le quartier d'Ampasimazava, le musée Vavitiana occupe une ancienne maison créole rénovée et inaugurée en 2020. Il constitue l'un des principaux espaces de conservation du patrimoine culturel de la région Atsinanana. Son nom rend hommage à Timasy Vavitiana, célèbre guérisseur du XVIIIᵉ siècle, auquel ce lieu est historiquement associé.
A savoir, aussi, que le musée abrite plus de 1 800 objets archéologiques, des collections photographiques de Jacques Faublée issues du Musée d'ethnographie de Genève. On peut y admirer, également, les collections consacrées aux traditions Betsimisaraka, au patrimoine portuaire et à l'histoire de la traite négrière à travers la caverne des esclaves.
Une coopération appelée à se renforcer
Au-delà de cette contribution, les échanges entre le Gouvernement et l'UNESCO ont porté sur plusieurs priorités nationales. Le Premier ministre a réaffirmé l'importance accordée à l'éducation, notamment à travers la construction d'établissements scolaires et la formation de compétences adaptées aux besoins du marché de l'emploi.
Les discussions ont également abordé la valorisation du patrimoine historique, avec le projet de création d'un musée en mémoire des victimes des événements de 1948 à Ampitifirana Ankatso. Les deux parties ont aussi convenu de renforcer leur coopération dans les domaines de la préservation de la biodiversité et de la promotion de la culture du bambou, considérée comme une solution durable face à la déforestation.




