Baccalauréat 2026 - Le MESUPRES et la Sécurité publique unissent leurs efforts
Les autorités renforcent leur vigilance pour éviter les rumeurs et les fraudes lors des examens officiels.
Lutte contre la désinformation
Plusieurs mesures se renforcent afin d’assurer le déroulement du baccalauréat 2026 dans le calme. Parmi ces mesures figure la mise en place d’une « veille numérique » durant la semaine précédant le début des épreuves. « Ce dispositif consiste à surveiller les contenus diffusés en ligne et à limiter la propagation des fausses informations susceptibles d’inquiéter les candidats et leurs familles » selon le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Ravonimanantsoa Ndaohialy Manda-Vy..
Sur les réseaux sociaux, certaines rumeurs circulent déjà, notamment celles annonçant une prétendue disponibilité des sujets d’examen avant le début officiel des épreuves. Les autorités rappellent que la diffusion volontaire de fausses informations liées au baccalauréat constitue une infraction. Les personnes cherchant à semer la confusion ou à perturber l’organisation des examens s’exposent à des sanctions. Les citoyens sont également invités à participer à cette vigilance collective. Toute publication suspecte ou tout contenu trompeur partagé sur Facebook, WhatsApp ou d’autres plateformes peut être signalé auprès du ministère concerné ou des forces de l’ordre.
Lutte contre les fraudes
Dans cette optique, une convention de collaboration a été signée le 13 juillet 2026 dans les locaux du ministère de la Sécurité publique à Anosy. Cet accord réunit le ministre du MESUPRES et le ministre de la Sécurité publique, Inspecteur Général de Police Erick Michel. Cette convention prévoit un renforcement de la coordination entre les deux institutions pour préparer, organiser et sécuriser le baccalauréat 2026 sur l’ensemble du territoire national. Les actions concernent toutes les étapes des examens, avant, pendant et après les épreuves.
Par ailleurs, la lutte contre les fraudes aux examens officiels se poursuit. Une affaire récente liée au BEPC au CEG Anosibe illustre cette mobilisation. Une femme de 31 ans a été placée en détention provisoire à la maison centrale d’Antanimora après sa présentation devant le parquet, dans une affaire présumée de fraude. D’après la Police nationale, un représentant du ministère de l’Éducation nationale a déposé une plainte le 8 juillet auprès du commissariat du quatrième arrondissement à Mahamasina. La suspecte aurait proposé à certains candidats une aide pour réussir l’examen du BEPC, en échange d’un paiement de 100 000 ariary par candidat. Après plusieurs investigations, les forces de l’ordre ont procédé à son arrestation le même jour vers 16 heures, lors d’une opération de flagrant délit près de la pharmacie Volahanta à Anosibe. Présentée au parquet le 13 juillet, elle a ensuite rejoint la maison centrale d’Antanimora dans l’attente de la suite de l’enquête.




