Conservation marine : une Aire Marine Protégée de 600 000 hectares en projet à Sainte-Marie
Une Aire Marine Protégée couvrant plus de 600 000 hectares d’espace marin pourrait bientôt voir le jour à Sainte-Marie. Le projet, actuellement en phase de concertation, s’appuie sur une collaboration engagée entre les acteurs locaux et l’organisation Blue Ventures pour renforcer la gestion durable des ressources marines.
Une vaste aire protégée en préparation
A Sainte-Marie, on se concerte pour la création d’une Aire Marine Protégée (AMP) qui couvrirait plus de 600 000 hectares d’espace marin. Si elle aboutit, cette future aire protégée concernera 73 villages côtiers de l’île et sera cogérée par la Plateforme de Concertation et d’Appui au Développement Durable de l’Île Sainte-Marie (PCADDISM) et la Fédération des Pêcheurs de Sainte-Marie (FPSM). Ce projet constitue l’une des principales avancées de la coopération lancée il y a un an entre la PCADDISM et l’organisation Blue Ventures. Son objectif est de concilier la préservation des écosystèmes marins et les moyens de subsistance des communautés vivant de la pêche.
Avant même la création de cette future aire protégée, plusieurs mesures de gestion ont déjà été mises en place. Trois réserves temporaires destinées à la pêche au poulpe ont été créées sur une superficie totale de 44 hectares. Par ailleurs, une Zone de Non-Prélèvement permanente de quatre hectares protège désormais des herbiers marins et des récifs coralliens, considérés comme essentiels à la biodiversité et au renouvellement des ressources halieutiques.
Les communautés au cœur de la conservation
La PCADDISM bénéficie d’un financement direct du Frontline Community Fund ainsi que d’un accompagnement technique pour coordonner les actions menées avec les partenaires et les communautés locales.
Selon le président de la Fédération des Pêcheurs de Sainte-Marie, cette collaboration va au-delà du soutien financier. Elle vise à faire des pêcheurs les principaux acteurs de la préservation de leurs ressources. Il souligne que les changements observés dans les pratiques de pêche ainsi que l’implication croissante des communautés témoignent déjà des effets positifs des réserves temporaires et des Zones de Non-Prélèvement. Cette initiative illustre le rôle central des organisations locales dans la gestion durable des ressources marines lorsque celles-ci disposent d’un accompagnement adapté et d’une responsabilité partagée.




