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Economie

Sécurité alimentaire - Priorité de la nouvelle politique agricole

07/07/2026 12:01 © Moov

La politique agricole 2026–2040 met la sécurité alimentaire et l’accompagnement des producteurs au centre de la transformation du secteur.

Des terres abondantes mais peu exploitées

Madagascar engage une réforme importante de son secteur agricole à travers la Politique agricole et de souveraineté alimentaire 2026–2040. « L’objectif central consiste à rapprocher les services publics des agriculteurs afin d’améliorer la production et les conditions de vie en milieu rural » selon le ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire. Dans le pays, près de 80 % de la population rurale dépend de l’agriculture pour subvenir à ses besoins. Pourtant, l’accompagnement technique sur le terrain reste limité. Cela ralentit l’amélioration de la productivité et le développement du secteur.

Derrière ces statistiques se trouvent des familles, des petits exploitants et des paysans qui cherchent de meilleures conditions de vie. Pour répondre à cette réalité, la nouvelle politique renforce la vulgarisation agricole. Elle prévoit davantage de techniciens et de conseillers agricoles au contact direct des exploitations familiales, afin d’améliorer les pratiques et les rendements. Le potentiel agricole du pays reste considérable. Environ 36 millions d’hectares de terres cultivables existent à Madagascar, mais seulement 3 millions entrent réellement en exploitation. Cette sous-utilisation limite les performances globales du secteur.

Des rendements encore faibles

Plusieurs contraintes pèsent encore sur la production. Les rendements restent faibles et les infrastructures insuffisantes. L’accès aux intrants reste difficile. Le changement climatique fragilise souvent les récoltes. Dans le même temps, le pays dépend encore des importations alimentaires, surtout pour le riz. Malgré ces difficultés, l’agriculture représente environ 30 % du PIB, 40 % des exportations et près de 70 % des emplois.

En effet, l’orientation générale vise le passage d’une agriculture de subsistance vers un système plus productif, structuré et capable de soutenir la souveraineté alimentaire. La stratégie repose sur cinq piliers complémentaires. Le pilier de la proximité renforce l’encadrement des producteurs et rapproche les services de l’État du terrain. Celui de la compétitivité améliore les rendements et structure les filières agricoles. Le pilier de la mise à l’échelle encourage l’agribusiness et l’entrepreneuriat, notamment chez les jeunes.

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