Caucus africain 2026 : l'Afrique veut lever les obstacles au financement de son développement
Réunis à Banjul, en Gambie, les ministres africains de l'Économie et des Finances ainsi que les gouverneurs des banques centrales veulent faire entendre une position commune face aux défis économiques du continent. Au cœur de leurs discussions figurent le financement du développement, la bonne gouvernance, le renforcement des capacités nationales et la transformation structurelle des économies africaines.
Les défis du financement au centre des débats
Le Caucus africain 2026 s'est ouvert ce lundi 6 juillet à Banjul, en Gambie, sous la présidence du chef de l'État gambien, Adama Barrow. Pendant trois jours, les gouverneurs africains auprès du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale se réunissent afin de définir une position commune sur les grandes questions économiques et financières qui concernent le continent. Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par une forte incertitude économique mondiale, un durcissement des conditions de financement et des contraintes budgétaires qui limitent les capacités d'investissement de nombreux pays africains. Les participants souhaitent ainsi identifier des solutions permettant de libérer le potentiel économique de l'Afrique malgré ces difficultés.
Madagascar prend part à cette rencontre à travers le ministre de l'Économie et des Finances, Dr Ramiarison Herinjatovo Aimé, qui siège en qualité de Gouverneur de la Banque mondiale pour Madagascar, ainsi que le Gouverneur de la Banque Centrale de Madagascar, Aivo Handriatiana Andrianarivelo est.
Transformer les économies africaines
Placée sous le thème « Transformer les économies africaines par l'investissement, l'innovation et l'inclusion », cette édition met l'accent sur les leviers nécessaires pour bâtir des économies plus résilientes et plus durables. Les ministres de l'Économie et des Finances ainsi que les gouverneurs des banques centrales examineront notamment les moyens de combler les déficits persistants de financement, de promouvoir une bonne gouvernance, de renforcer les capacités des institutions nationales et d'accélérer la transformation des secteurs prioritaires.
Deux axes principaux guideront les échanges. Le premier, porte sur les mécanismes permettant de mobiliser davantage de financements afin de soutenir la transformation structurelle des économies africaines. Le second concerne la valorisation des ressources naturelles du continent pour créer davantage d'emplois de qualité et favoriser une croissance plus inclusive. Les conclusions des travaux seront rassemblées dans le « Mémorandum annuel africain ». Ce document sera présenté lors des prochaines Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale afin de défendre les priorités communes des pays africains auprès de ces deux institutions financières internationales.
Favoriser une croissance plus inclusive
L'objectif est de renforcer la coopération avec les institutions de Bretton Woods afin que leurs programmes et leurs financements répondent davantage aux besoins spécifiques du continent, dans un contexte où les pays africains cherchent à accélérer leur développement économique. A cette occasion, la délégation malgache entend présenter les priorités nationales en matière de développement économique tout en renforçant le dialogue avec les partenaires financiers et techniques du pays. Sa participation permettra également de contribuer aux réflexions communes visant à mobiliser davantage de ressources pour soutenir les investissements, encourager l'innovation et favoriser une croissance plus inclusive sur l'ensemble du continent africain.
Créé en 1963, le Caucus africain constitue le principal cadre de concertation des gouverneurs africains du FMI et de la Banque mondiale. Il permet aux pays membres de coordonner leurs positions avant les grandes décisions prises au niveau international.




