Oxygène médical : le programme « Access Oxygen » d’Air Liquide arrive dans les zones rurales de Madagascar
Pour améliorer la prise en charge des patients vivant loin des grands centres hospitaliers, Air Liquide déploie à Madagascar son programme « Access Oxygen ». L’initiative prévoit l’installation de solutions d’oxygénothérapie dans huit centres de santé primaires à Antsirabe, afin de rendre l’oxygène médical plus accessible dans les zones rurales.
Renforcement de l’accès à une source d’oxygène
L’oxygène médical constitue un élément indispensable dans de nombreux soins d’urgence. Pourtant, son accès reste difficile dans plusieurs régions du monde, notamment dans les pays à revenu faible et intermédiaire. À Madagascar, les structures sanitaires rurales font partie des établissements confrontés à cette problématique, en raison notamment de leur éloignement des infrastructures hospitalières et des contraintes liées aux équipements médicaux.
C’est dans ce contexte qu’Air Liquide lance son programme « Access Oxygen » dans le pays. Déjà mis en œuvre dans plusieurs pays africains, ce dispositif vise à renforcer l’accès à une source d’oxygène fiable et durable pour les populations qui vivent dans des zones où les ressources médicales sont limitées.
Huit centres de santé de Vakinankaratra, bénéficiaires
La première phase du programme concerne huit centres de santé primaires situés dans la région de Vakinankaratra, autour d’Antsirabe. Ces établissements de proximité, qui disposent généralement de deux à six lits, assurent les premiers soins pour une population estimée à 215 000 habitants. Ces centres jouent un rôle essentiel dans les zones rurales, où ils représentent souvent le premier point de contact entre les patients et le système de santé. Jusqu’ici, ils ne disposaient pas d’un accès direct à l’oxygène médical, ce qui pouvait compliquer la prise en charge de certaines situations nécessitant une assistance respiratoire rapide.
L’arrivée de cette nouvelle solution doit notamment permettre d’accompagner les nouveau-nés prématurés en détresse respiratoire, les femmes confrontées à des complications liées à l’accouchement, ainsi que les patients atteints de pathologies respiratoires comme les pneumonies ou les crises respiratoires aiguës.
Une solution conçue pour les réalités du terrain
Le programme « Access Oxygen » repose sur un dispositif complet combinant équipements, formation et accompagnement technique. Les centres concernés recevront des concentrateurs d’oxygène à haut débit, des oxymètres de pouls et les consommables nécessaires à l’utilisation quotidienne de ces matériels. Au-delà de l’installation des équipements, le projet prévoit également un renforcement des capacités du personnel médical. Des formations seront dispensées aux professionnels de santé afin de garantir une utilisation adaptée des dispositifs et une meilleure prise en charge des patients.
Une innovation particulière accompagne le déploiement à Madagascar : l’utilisation de panneaux photovoltaïques et de batteries pour assurer le fonctionnement des équipements en cas de coupure ou d’absence de réseau électrique stable. Cette approche vise à répondre aux contraintes spécifiques rencontrées par les structures sanitaires isolées.
Renforcement de la prise en charge des patients
La mise en œuvre du programme repose sur une collaboration avec des acteurs locaux. À Madagascar, la société Hospiteq assurera la distribution des équipements, leur maintenance technique ainsi que leur suivi. Les centres de santé concernés appartiennent au réseau EKAR Santé. Cette organisation doit permettre d’assurer la pérennité du dispositif et d’éviter que les équipements ne deviennent inutilisables faute d’entretien ou d’accompagnement technique. Les patients pourront ainsi bénéficier d’une première prise en charge plus rapide avant un éventuel transfert vers un établissement hospitalier adapté.
Lancé en 2017, le programme « Access Oxygen » a déjà été déployé au Sénégal, au Kenya, au Mali et en Afrique du Sud. Selon Air Liquide, il couvre aujourd’hui des territoires regroupant plus de 3,4 millions d’habitants dans des pays à revenu faible et intermédiaire.




