JIRAMA - Un investissement de 60 millions d’ariary pour la pluie artificielle
Face à la sécheresse, la JIRAMA renforce ses actions pour assurer l’eau et l’électricité.
Solution pour faire face à la sécheresse
Un investissement d’environ 60 millions d’ariary par site finance l’ensemencement des nuages, une technique de pluie artificielle utilisée pour faire face à la sécheresse. La JIRAMA déploie cette solution parmi ses principales stratégies pour améliorer l’approvisionnement en eau et en électricité. Lors de l’ouverture de l’exposition consacrée à l’histoire de la JIRAMA au Trano Sary d’Ambohidahy, le Directeur général, le général Rasolomanana Hajatiana, a expliqué que plusieurs actions avancent avec différents partenaires, afin de réduire les coupures d’électricité dans le pays.
La centrale d’Andekaleka joue un rôle essentiel dans l’alimentation d’Antananarivo. Cependant, la saison sèche fait chuter le niveau des barrages et limite la production. L’État doit alors recourir à des centrales thermiques fonctionnant au carburant, une option coûteuse. Pour atténuer cette contrainte, la société poursuit l’ensemencement des nuages en collaboration avec les services météorologiques.
Réduction des pertes
Selon les responsables, cette technique offre un gain important. Chaque opération permettrait d’économiser jusqu’à 6 milliards d’ariary en carburant, pour un coût bien inférieur. Concernant l’eau potable, des améliorations commencent à profiter aux usagers. Des défis persistent toutefois, notamment au niveau des infrastructures et de la distribution sur l’ensemble du territoire.
Par ailleurs, plusieurs projets progressent. Ils concernent le développement des énergies renouvelables, la réduction des coupures d’électricité, la modernisation des réseaux d’eau et d’électricité, ainsi que la protection des infrastructures d’eau potable. L’entreprise travaille aussi sur la réduction des pertes techniques, le recouvrement des dettes et le renforcement de la lutte contre la corruption. Le Directeur général lance enfin un appel à la mobilisation collective. Selon lui, le redressement de la JIRAMA dépend de l’engagement de tous les acteurs. « Une JIRAMA solide et redressée sera construite pour les 50 prochaines années », a-t-il affirmé.




