Projet de loi de règlement 2020 : le déficit budgétaire a été contenu à 3,5 % à Madagascar
Présenté ce 15 juin 2026 devant l’Assemblée nationale, le projet de loi de règlement de l’exercice 2020 met en avant une gestion budgétaire jugée maîtrisée, malgré le contexte exceptionnel de la pandémie de Covid-19. Le gouvernement affirme avoir limité le déficit budgétaire à 3,5 %, un résultat présenté comme meilleur que les prévisions initiales.
Une exécution budgétaire sous le signe de la résilience
Le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Hery Ramiarison, a présenté ce lundi, à l’Assemblée nationale de Tsimbazaza, le projet de loi de règlement relatif à l’exécution du budget de l’État pour l’exercice 2020. Au cœur de cette présentation figure un indicateur mis en avant par le gouvernement : le maintien du déficit budgétaire à 3,5 % du produit intérieur brut, malgré les perturbations économiques provoquées par la crise sanitaire mondiale. Selon le ministre, ce niveau de déficit demeure inférieur aux projections établies au début de l’exercice. Il a également souligné que le taux de réalisation des indicateurs nationaux a atteint 46,9 %, traduisant, selon lui, la capacité de l’État à poursuivre ses actions prioritaires dans un contexte particulièrement difficile.
Des comptes jugés conformes par la Cour des comptes
Face aux députés, Dr Hery Ramiarison a insisté sur la régularité des opérations financières effectuées au cours de l’année 2020. D’après ses explications, l’ensemble des dépenses et des recettes ont été enregistrées, vérifiées et appuyées par des pièces justificatives. Le ministre a affirmé qu'aucun élément attestant de détournements de fonds, de fraude ou de mauvaise gestion n’a été relevé lors de l’examen des dépenses publiques de cette période. Il a rappelé que la Cour des comptes a confirmé cette appréciation à travers sa déclaration générale de conformité n°45/26, attestant que les comptes de l’État sont réguliers, sincères et conformes aux dispositions légales en vigueur. Il a également assuré que les procédures comptables et administratives prévues par la législation ont été respectées, appelant ainsi les députés à adopter ce projet de loi de règlement.
Pour mémoire, l’année 2020 a été marquée par la pandémie de Covid-19, qui a contraint les autorités à réorienter une part importante des dépenses publiques vers le secteur de la santé. Cette période reste néanmoins associée aux controverses autour des affaires des « bonbons sucettes » et des « écrans plats », qui avaient alimenté les interrogations de l’opinion publique sur la gestion des fonds destinés à la riposte sanitaire.
Rattrapage des retards accumulés
Par ailleurs, Le ministre a expliqué que le retard dans la présentation de cette loi de règlement est principalement lié aux difficultés rencontrées dans la collecte et la consolidation des données relatives à la gestion de la crise sanitaire. Dr Hery Ramiarison a précisé qu’il est impossible d’examiner les lois de règlement des exercices suivants tant que celle de 2020 n’est pas adoptée. Il a indiqué que la Cour des comptes a déjà validé le projet de loi de règlement pour l’année 2021, tandis que celui de 2022 est encore en cours d’examen.
Le gouvernement prévoit de finaliser les projets de loi de règlement des exercices 2021 et 2022 avant la fin de cette année. Quant aux exercices 2023, 2024 et 2025, leur traitement devrait être achevé au cours de l’année 2027, afin de résorber progressivement le retard accumulé dans l’examen des comptes publics.




