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Nationale

Malnutrition à Madagascar : les régions soutenues par le PARN enregistrent jusqu’à 19 % de baisse du retard de croissance

10/06/2026 15:25 © Moov.Mg

Les efforts engagés contre la malnutrition infantile commencent à produire des résultats dans plusieurs régions de Madagascar. À travers le Programme d’amélioration des résultats nutritionnels (PARN), les zones accompagnées ont enregistré des diminutions du retard de croissance pouvant atteindre 19 %. Le Groupe de la Banque mondiale annonce un nouveau financement de 90 millions de dollars pour poursuivre les actions en faveur de la santé et de la nutrition de plus de 5 millions de personnes.

Des résultats encourageants sur le terrain

Dans les régions où le Programme d’amélioration des résultats nutritionnels (PARN) intervient, les indicateurs évoluent progressivement. Le retard de croissance chez les enfants, un des principaux signes de la malnutrition chronique, a reculé jusqu’à 19 % dans certaines zones bénéficiaires du programme. Au niveau national, la situation s’est également améliorée ces dernières années. La prévalence du retard de croissance est passée de 42 % en 2018 à 37 % en 2025. Derrière ces chiffres se trouvent les efforts menés auprès des familles, des mères et des enfants à travers l’accès aux services de santé, au suivi nutritionnel et aux soins essentiels.

Le PARN, lancé en 2017, vise à réduire de 30 % le retard de croissance chez les enfants à l’horizon 2028. Le programme prévoit également d’accompagner 600 000 enfants grâce à des interventions combinant nutrition, santé maternelle et infantile, ainsi que soutien aux services de proximité.

Un appui supplémentaire de 90 millions de dollars

Pour poursuivre ces actions, le Groupe de la Banque mondiale vient d’accorder un financement additionnel de 90 millions de dollars. Cette enveloppe est composée de 80 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA) et de 10 millions de dollars provenant du Mécanisme de financement mondial pour les femmes, les enfants et les adolescents (GFF). Ce financement doit permettre de maintenir les services déjà mis en place et d’élargir leur couverture dans les régions où les besoins restent importants. Il concernera notamment la santé reproductive, les soins destinés aux mères, aux nouveau-nés, aux enfants et aux adolescents.

En effet, malgré les progrès enregistrés, la lutte contre la malnutrition reste un défi majeur pour Madagascar. Dans certaines zones du Sud et du Sud-Est, le retard de croissance concerne encore plus de 47 % des enfants. L’émaciation infantile, qui correspond à une forme de malnutrition aiguë, a également progressé ces dernières années. Ces difficultés rappellent que les avancées réalisées restent fragiles et nécessitent la poursuite des interventions auprès des populations les plus exposées.

Miser sur les soins de proximité

La santé des mères demeure aussi un point d’attention. Les données MICS 2024-2025 montrent une baisse de la mortalité maternelle, avec un passage de 426 à 298 décès pour 100 000 naissances vivantes. Ce niveau reste cependant élevé par rapport aux objectifs de santé publique. Ainsi, une partie du nouveau financement sera consacrée au renforcement des soins de santé primaires. L’objectif est notamment d’améliorer l’accès aux services de santé et de nutrition, de renforcer les infrastructures sanitaires et de mieux accompagner les agents de santé sur le terrain.

Depuis que Madagascar a rejoint le partenariat avec le GFF en 2017, les financements mobilisés ont permis d’appuyer plusieurs actions dans le secteur de la santé. Les 35 millions de dollars de subventions reçus ont contribué à attirer près de 243 millions de dollars de financements du Groupe de la Banque mondiale.

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